C’est en compagnie du candidat Bill Clennett que Françoise David en a fait l’annonce dans la circonscription de Hull, devant le pavillon Alexandre-Taché de l’Université du Québec en Outaouais (UQO).
Selon cette dernière, la gratuité scolaire n’est pas seulement qu’une affaire d’universitaires. Bien que les institutions primaires, secondaires et même le niveau collégial n'aient aucun droit de scolarité, Québec solidaire soutient qu’il en coûte de plus en plus cher pour les parents lors de la rentrée scolaire. «Finalement, est-ce qu’elle est vraiment gratuite l’école publique au Québec? De l’avis de Québec solidaire, non, elle est de moins en moins gratuite, le parent contribue de plus en plus», croit la co porte-parole.
Françoise David soutient que sans nécessairement éliminer tous les frais, un gouvernement de Québec solidaire réexaminerait en profondeur la situation. «Les parents commencent à trouver vraiment que c’est trop», indique-t-elle.
Quant au niveau universitaire, elle rappelle que le parti a défendu tout au long du printemps cette gratuité scolaire. «Nous avons démontré qu’il s’agissait d’une mesure responsable et peu coûteuse pour les finances publiques et que celle-ci améliorerait la fréquentation universitaire en donnant à tous et toutes accès au savoir», ajoute Françoise David. La mesure proposée par Québec solidaire en coûterait 440 millions $ par année, une somme qu’il serait possible d’aller chercher par une contribution des institutions financières.
La co porte-parole et Bill Clennett ont aussi dénoncé la loi spéciale adoptée par le gouvernement au cours des derniers mois. «Rappelons-nous qu’ici, sur le site de l’UQO, des étudiants et professeurs ont été durement violentés, indique le candidat. M. Charest et son gouvernement portent l’odieux de cette situation indigne.»





