L’électorat outaouais choqué par l’attentat

Daniel LeBlanc
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Au lendemain de la mort d’un homme de 45 ans tombé sous les balles d’un tireur fou pendant le discours de la nouvelle première ministre du Québec, Pauline Marois, à Montréal, les électeurs de l’Outaouais sont unanimes dans leurs commentaires recueillis par JEQ Outaouais: ce violent acte est révoltant.

Les électeurs de la région sont choqués par les événements survenus mardi soir alors qu'un tireur fou a tué un homme pendant que la première ministre élue, Pauline Marois, prononcait son discours de victoire.

Voici les opinions des citoyens rencontrés à la sortie d’un centre commercial de la région:

Jacques: «Ça me fait peur moi de telles choses, ç’a été un choc quand j’ai appris la nouvelle en me levant. Était-ce un homme détraqué Pourtant, nous ne sommes pas aux États-Unis. C’est dommage, Mme Marois devra se sécuriser davantage. En ce qui a trait à mon vote, je suis un peu déçu. Je ne sais pas comment ça va se passer avec un gouvernement minoritaire, avec le PQ talonné par le PLQ et même la CAQ. J’espère qu’on n’aura pas à retourner aux urnes dans un an ou deux.»

Denise: «Tout le monde a droit à ses opinions, mais je suis contre la violence. Je suis en complet désaccord avec ce geste.»

Carole: «Je suis très déçue même si je n’ai pas voté pour son parti. Elle avait droit à sa gloire. Je ne sais pas dans quel monde l’on vit, mais c’est épouvantable, même inacceptable. C’est décourageant! Où s’en va-t-on comme société? J’espère juste que ce n’est pas un immigrant!»

Claude: «C’est affreux, on ne s’attend jamais à de telles choses, surtout que ça aurait pu être pire. Quant aux résultats des élections, je suis satisfait.»

Catherine: «Avec ce qui s’est passé lors du conflit étudiant, on a vu que plusieurs opinions fusaient de toutes parts. Je ne croyais pas qu’on en arriverait à ce point-là au Québec malgré les différends et les avis divisés. Ça chauffe depuis quelque temps et c’est peut-être une escalade de violence, il y a toujours des radicaux.»

Pascal: «C’est très triste, tout comme l’élection d’un gouvernement péquiste. Sauf qu’un tel événement n’a pas lieu d’être, c’est clair. C’est un déséquilibré qui visait le PQ.»

Denise: «C’est un gouvernement trop minoritaire. Personnellement, j’aime Mme Marois en tant que personne, mais je n’aime pas l’idée de la souveraineté. Quant à l’attentat, c’est vraiment triste, ça ne devrait même pas survenir dans un pays comme le nôtre. Mais ça prend juste un fou, un malade pour commettre un tel acte.»

André: «J’ai écouté les nouvelles jusqu’à minuit, c’est dommage pour Mme Marois. Il me semble qu’elle méritait mieux que ça, même si ce n’est pas le parti politique pour lequel j’ai voté. Nous sommes dans une société démocratique. Je me doutais que ce serait des élections très chaudement disputées et c’est ce qui est survenu. Je crois qu’il y aura peu de changements, d’autres élections vont être déclenchées plus vite qu’on ne le pense.»

Delaney: «Moi, je suis un libéral, je suis 100% contre la séparation du Québec du reste du Canada. Je suis donc content que le PLQ ait fait mentir les sondages. Par contre, l’événement de mardi soir est triste. Le tireur est un gars qui n’a peut-être pas toute sa tête.»

Louise: «Avec le résultat électoral, ça va être compliqué pour les relations avec le reste du pays. Quant à l’attentat, ça ne fait que confirmer qu’on n’a pas les services adéquats pour les gens qui ont des problèmes de santé mentale.»

Organisations: PQ, PLQ

Lieux géographiques: États-Unis, Québec, Canada

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  • Michel Gourd
    11 septembre 2012 - 06:44

    Comment se fait-il qu’un homme soit mort en faisant le travail des corps policiers ? Si les mesures de sécurité entourant le rassemblement du Parti Québécois lors de l’attentat contre Pauline Marois continuent de soulever des questions, ce n’est sûrement pas les conclusions de l’enquête que feront les corps policiers sur eux-mêmes qui pourront satisfaire la population. Ici encore, comme dans plusieurs autres dossiers les mettant en cause, ce sera les policiers qui enquêteront sur eux-mêmes. Si on voulait être juste, il faudrait que chacun de nous ait le droit de se juger lui-même devant la loi. Si cette vous proposition semble absurde, alors pourquoi accepter que ce soit la SQ et le SPVM qui mèneront conjointement l'enquête sur l'attentat perpétré au centre-ville de Montréal ? Ces deux corps policiers étaient responsables de la sécurité des lieux et de la nouvelle première ministre.