«On veut la coalition des partis souverainistes, un jour il va falloir en arriver à ça pour faire la souveraineté», plaide-t-il. En attendant, ce diplômé en sciences politiques a étudié à fond ce qui distingue son nouveau parti du PQ et de Québec Solidaire, dont il se sent proche à certains niveaux et moins à d’autres.
Avant son implication à Option nationale, il a travaillé au bureau d’Ottawa du Bloc Québécois durant ses études. Il a œuvré notamment au niveau de la veille médiatique pour aviser le personnel politique au bureau du chef d’alors, Gilles Duceppe.
Il a ralenti son cheminement au baccalauréat pour accepter cet emploi, qui, on peut s’en douter, devait être rude, mais très formateur. Cette expérience lui a permis de voir de plus près le monde politique et son interface médiatique.
Il a ensuite été impliqué au PQ dans le comté de Papineau, notamment à la fin à titre de vice-président. Mais il a quitté le parti fondé par René Lévesque un peu à la même époque que celui qui allait devenir le chef d’Option nationale.
Pour Jonathan Beauchamp c’est maintenant clair, «le parti québécois n’a plus le monopole de la souveraineté.»
Au niveau du chemin à suivre pour accéder à la souveraineté et de la priorité numéro 1, Option nationale se distingue selon lui des autres formations indépendantistes. «Québec solidaire, c’est la gauche d’abord. Pour le PQ, la première priorité, c’est de se faire élire. Tandis qu’Option nationale est résolument souverainiste», plaide-t-il.
Enjeux locaux
La nationalisation des ressources naturelles incluant une délégation au secteur privée de l’exploitation sous contrôle de l’État, telle que prônée par Option nationale, pourrait empêcher une exploitation minière là où l’approbation des gens du coin n’est pas au rendez-vous, comme dans le cas des Montagnes Noires, illustre-t-il.
Il attaque son adversaire libéral en rappelant qu’Option nationale est en faveur de la gratuité scolaire. Puis il s’en prend de manière encore plus directe à son adversaire libéral, Alexandre Iracà, sur sa gestion alors qu'il était président de la commission scolaire au Coeur-des-Vallées. «M. Iracà a fermé deux écoles, je ne suis pas très à l’aise avec ça. Je suis inquiet entre autres pour l’école de Ripon. On voit de plus en plus de petites écoles être fermées pour centraliser (les activités) dans les gros villages. Les écoles c’est très important pour le développement des petits villages, c’est un dossier qui me tient à cœur.»
Soulignons également que M. Beauchamp souhaite lui aussi aider les commerçants locaux à s’adapter à l’ouverture complète de l’autoroute 50 et promouvoir les initiatives visant à redynamiser le corridor de la route 148.





