La municipalité a donc pris l’initiative d’orienter ses décisions futures en fonction de cette donnée. La mesure n’aura aucun impact direct sur les citoyens, estime le maire, Robert Goulet. Les résidents de l’Ange-Gardien n’ont aucune obligation avec ce plan.
«Il s’agit surtout de remplacer les voitures par des hybrides, par exemple. On risque de changer les lumières dans notre édifice et dans les lampadaires. Ce sont des petits gestes comme ça, on essaie de faire notre part.»
Après des demandes formulées par divers groupes de citoyens, le conseil municipal a adopté des motions visant à paver certains voies publiques sur le territoire de l’Ange-Gardien. Afin de financer ces travaux, une taxe spéciale sera imposée aux résidents de ces secteurs.
Les chemins Bellevue, du Coteau, William, Mary, Elzéar-Carrière, des Renards-Blancs, des Bois et des Perdrix seront touchés par cette mesure. Selon M. Goulet, il s’agit d’une situation qui n’est pas rare à l’Ange-Gardien.
«On appuie entre trois et cinq projets de la sorte chaque année. À la base, la municipalité n’asphalte pas de rues. On n’a aucune obligation de le faire pour eux. Cependant, on l’offre de le faire en régie parce qu’on est des gros clients d’asphaltes, on en mesure d’aller chercher de bons prix.»
Appui à la FMQLe conseil de l’Ange-Gardien a également profité de l’assemblée publique de lundi afin de signifier son support à la Fédération des municipalités du Québec (FMQ) dans le dossier des minicentrales hydroélectriques.
Le gouvernement provincial est revenu sur la décision du précédent parti au pouvoir d’approuver la création de six projets de la sorte au Québec. Hydro-Québec devait ensuite racheter l’électricité produite par les municipalités. La ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, souhaite faire économiser 24 millions $ à la société d’État du domaine de l’énergie.
«C’est un palier de développement important pour ces municipalités et ils ont déjà engagé des dépenses dans la planification et la construction. Ils se retrouvent avec des projets à moitié complétés. Certains sont allés en règlement d’emprunt et ils n’ont pas de revenus pour rembourser puisque les centrales ne sont pas construites», croit Robert Goulet.





