Après un peu moins de quatre heures, le groupe d’intervention est entré dans l’édifice pour procéder à l’arrestation du suspect. Il a été transporté en ambulance au centre hospitalier du secteur de Hull pour soigner une détresse psychologique et des blessures aux avant-bras que l’homme s’est lui-même infligées.
Les policiers du SPVG ont été informés que l’individu se retrouvait à cet endroit vers 10h. Il a été maîtrisé aux alentours de 13h40 après de longues heures de négociation. Le forcené a passé une bonne partie du temps assis à la fenêtre du 2e étage où il menaçait les agents à l’aide d’un couteau.
À un moment, le suspect s’est éloigné du châssis et c’est à cet instant que le SPVG a pénétré l’immeuble. L’individu n’a pas résisté à son arrestation. Le SPVG pourrait interpeller d’autres personnes dans ce dossier. L’homme arrêté sera interrogé après avoir été soigné.
Le groupe d’intervention a été appelé sur les lieux par mesure préventive. À ce moment, le SPVG ne savait pas combien de personnes étaient à l’intérieur de l’édifice ni si elles étaient armées.
Résidence de narcotrafiquants
Le responsable des relations aux médias du SPVG, Pierre Lanthier, a confirmé aux journalistes que le 350, rue Champlain était une adresse connue des milieux policiers. Une source au sein du SPVG nous a révélé qu’on y tient des activités de trafic de stupéfiants.
L’individu de 30 ans s’y est réfugié après une entrée par effraction dans une résidence de la rue Notre-Dame-de-l’Île située à environ 500 mètres du lieu de l’opération policière. Un témoin a averti le SPVG à 9h16 qu’il a aperçu deux hommes dans un édifice que l’agent Lanthier refuse d’identifier pour des raisons de sécurité.
Les deux suspects ont pris la fuite lorsqu’ils ont vu que quelqu’un les avait remarqués. L’individu de 30 ans serait lié à cette affaire, selon Pierre Lanthier. L’enquête du SPVG et l’interrogatoire du forcené permettront de confirmer cette information.
L'homme qui a été arrêté connaît le propriétaire de la résidence de la rue Champlain On ne sait pas s’il était au courant de la présence du suspect. Le SPVG ne pourra l’accuser d’entrée par effraction dans cet édifice s’il n’y a pas de plainte formulée.





