Au total, plus de 200 échantillons de moustiques se sont révélés positifs pour le virus du Nil occidental au Canada depuis le début de l’été 2012, dont plus de 75% en Ontario. Au Québec, de tels échantillonnages ne sont pas réalisés systématiquement.
Pour le Dr Carol McConnery, ce n’est pas une surprise puisqu’il y a toujours des moustiques infectés par le VNO. «C’est aussi le temps de l’année», ajoute-t-elle.
Le virus du Nil occidental s’attrape par une piqûre de moustique. Mais malgré tout, les gens ne développement pas nécessairement la maladie. Une personne infectée sur cinq présentera des symptômes. «Ça passe souvent inaperçue, indique le Dr McConnery. La majorité des gens ne consultent pas.»
Parmi les symptômes qui peuvent apparaître après une piqûre par un moustique infecté, il y a notamment des maux de tête, de la fièvre, des douleurs musculaires, des boutons ou des rougeurs. «Il n’y a pas de traitement, il n’y a pas de vaccin», ajoute Carol McConnery.
Moins de 1% des gens infectés auront une maladie grave, comme une encéphalite ou une méningite, plus souvent des gens au système immunitaire affaiblie ou des personnes plus âgées.
Quelques conseils pour éviter les piqûres
Pour se protéger des piqûres de moustiques, la Direction de la santé publique de l’Outaouais invite les gens à suivre quelques conseils. Tout d’abord, il est recommandé d’utiliser des chasses-moustiques à base de DEET. Il n’est pas nécessaire d’appliquer le tout en grande quantité, mais bien uniquement sur les parties du corps non protégées par des vêtements. Pour les enfants, l’application doit être modérée et peut être fait entre autres sur le chapeau. Les gens sont aussi invités à porter des vêtements longs aux couleurs claires lorsque les moustiques sont présents en grand nombre.
L’eau stagnante peut aussi être favorable à la propagation des moustiques, il est donc conseillé d’éliminer l’eau qui s’accumule dans des chaudières, barils ou vieux pneus par exemple. Il est aussi recommandé de couvrir les poubelles.





