Des parents mécontents à la suite des modifications au transport scolaire de la CSCV

Benoit Sabourin
Envoyer à un ami

Envoyer cet article à un ami.

Une modification aux circuits d'autobus dérange des parents d’un quartier du secteur de Buckingham qui pourraient être obligés d’envoyer leurs enfants vers une intersection qu’ils jugent «non-sécuritaire» dès l’an prochain.

Jacques Brouillette, Anne-Marie Arcand, Martin Lépine, Diane Aubin et les petites Marilie et Audrey-Anne, tout juste devant l’intersection des rues Racan et Bertrand.

Comme plusieurs autres parents des rues René-Lévesque, Philbert, Bordeleau, Pilote et Racan, Anne-Marie Arcand a reçu le 22 août un avis de transport scolaire pour ses trois enfants qui fréquentent présentement l’école. La petite Marilie débutera la maternelle le 30 août alors qu’Étienne et Audrey-Anne entameront respectivement leur troisième et cinquième année du primaire.

La maman, qui habite la rue René-Lévesque depuis trois ans avec ses quatre enfants et son conjoint, avoue être demeurée stupéfaite lorsqu’elle a pris connaissance du document posté plus tôt cette semaine par la Commission scolaire au Cœur-des-Vallées (CSCV).

Selon la lettre, tous les enfants du quartier devaient dorénavant se rendre à l’intersection des rues Bertrand et Racan pour attendre l’autobus le matin. Ils devaient redescendre au même endroit le soir même. Aucun trottoir n’est aménagé à cet endroit et l’intersection ne comporte que deux panneaux d’arrêt pour quatre voies.

Or, la CSCV a revu sa décision vendredi à la suite de plaintes adressées au commissaire responsable du secteur. Elle a décidé d’ajouter un deuxième point d’arrêt pour l’année qui vient pour des raisons de sécurité, a confirmé Sylvain Léger, vice-président de la CSCV. Le deuxième point de ralliement se trouve au coin de Racan et de René-Lévesque. Ce second point de rassemblement permettra de séparer le groupe d’enfants en deux.

Selon ce dernier, ces nouvelles procédures résultent des compressions du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport du Québec d’une valeur de 1,3 millions $ annoncées au printemps dernier. Au total, 80 000$ devraient être récupérés cette année grâce au remodelage du transport scolaire qui a été adopté dans le budget 2012-2013 de la CSCV.

«Nous avons dû revoir tous nos circuits, M. Léger. Les points de rassemblement ont été regroupés et modifiés. C’est une situation qui touche toute la commission scolaire.»

Les nouvelles décisions respectent la politique de la CSCV qui stipule qu’un élève de primaire ou d’âge préscolaire ne peut marcher plus de 600 mètres avant d’accéder au transport scolaire.

M. Léger assure que tout est mis en place pour assurer la sécurité des élèves. «Nous avons très à cœur la sécurité de nos jeunes, ajoute-t-il. Si on reçoit des commentaires de parents et que c’est possible d’accommoder, nous allons le faire.»

Un débat qui n’est pas terminé

Les parents inquiets de la situation n’entendent pas s’arrêter là même si la CSCV a partiellement fait marche arrière. Par les années passées, l’autobus faisait quatre arrêts dans ces rues qui totalisent une distance de moins de 1500 mètres.

Une pétition a été lancée et 46 signatures ont été recueillies en moins de 48 heures à travers le quartier. Le document dénonce la décision jugée «non sécuritaire» ainsi que le délai de l’avis envoyé huit jours avant la rentrée scolaire.

«Je veux monter un dossier solide pour qu’on puisse arriver devant la CSCV et obtenir une preuve écrite que la situation ne se représentera pas l’an prochain, lance Mme Arcand. On veut garder le même service. Nous avons déménagé ici il y a trois ans justement parce qu’on pouvait voir nos enfants partir pour prendre l’autobus le matin. Ce n’est pas vrai que ça va changer. Ici, ce n’est pas une rue passante contrairement à Racan où il n’y a même pas de stop.»

Martin Lépine est père de deux enfants en bas âge. Ils fréquenteront l’école d’ici les deux années à venir. Lui aussi s’inquiète de cette décision qui pourrait refaire surface l’an prochain.

«Quand tu mets 15 enfants de 5, 6, 7, 8 ou 9 ans au coin d’une rue, c’est certain que ça peut engendrer des problèmes, peste-t-il. Est-ce que ça va être déneigé l’hiver? Est-ce que ça va prendre un accident meurtrier pour que la CSCV réagisse? Je n’accepterai pas qu’on ait besoin de se rebattre l’année prochaine.»

Le vice-président de la CSCV indique pour sa part que les circuits d’autobus seront révisés annuellement.

Organisations: Commission scolaire au Cœur-des-Vallées, Groupe d’enfants, Ministère de l’Éducation Sport du Québec

Lieux géographiques: Racan, Rue René-Lévesque

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5

Merci d'avoir voté

Haut de page

Commentaires

Commentaires