Gens recherchés pour une étude sur les troubles obsessionnels compulsifs

Yannick
Yannick Boursier
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UQO. L'Université du Québec en Outaouais participera en 2016 à une chaire de recherche sur les troubles obsessionnels compulsifs (TOC) et cherchent des personnes qui veulent participer gratuitement.

Une étude pour les gens avec un TOC

Le projet de recherche a été obtenu par Kieron O'Connor, un chercheur de Montréal qui s'est associé avec Stéphane Bouchard, professeur à l'UQO et titulaire de recherche en cyberpsychologie clinique. Une quinzaine de personnes seront invitées à suivre une des trois thérapies à l'étude pour leur permettre de vivre avec leur TOC.

Le but recherché est d'évaluer trois thérapies différentes qui peuvent aider à traiter les TOC et voir les avantages de chacune d'elle, dans le but d'améliorer le traitement de cette maladie.

Les participants, qui doivent être majeurs, auront droit à 26 séances dans une des trois thérapies à l'étude. «C'est comme si les gens allaient voir un médecin dans un bureau privé», explique Stéphane Bouchard

Pour participer, les personnes intéressées doivent répondre à trois critères. Ils doivent avoir des pensées intrusives, que ça entraîne une compulsion et, le plus important, que ça nuise au fonctionnement normal de la personne.

Thérapies

La première thérapie est la cognitive comportementale. «On travaille sur les comportements des gens, souligne Claudie Loranger, docteure en psychologie qui s'occupera de cet aspect pour la recherche. On veut modifier les croyances, les façons de penser.

À travers cette thérapie, les professionnels traiteront les différents gestes associés au TOC pour que les gens arrêtent de les faire. «Oui, ça demande des efforts», avoue Mme Loranger.

La deuxième thérapie est l'approche pleine conscience. «On veut amener les gens à utiliser leur habileté pour gérer leur TOC, souligne Jessie Bossé, doctorante en psychologie. On ne va pas chercher à changer le contenu des pensées.»

Le but sera d'amener les gens à prendre conscience de leurs actions face au TOC. «On veut les amener à être observateurs de leur pensée pour enlever le pouvoir que l'obsession a sur eux.»

La dernière thérapie est l'approche basée sur les références. «C'est une approche qui est basée sur la notion de doute, explique Stéphane Bouchard. On veut amener à remettre en question le type de conclusion qu'ils font quand ils ont une pensée intrusive.»

«Ce sont trois angles d'une même problématique», soutient Stéphane Bouchard en ce qui concerne les trois thérapies qui feront l'objet de la recherche. Au final, il pourrait même y avoir des mélanges entre ces approches pour un meilleur traitement, ajoute-t-il.

Les gens intéressés peuvent s'inscrire en janvier auprès des responsables de la cyberpsychologie de l'UQO. À noter que l'équipe cherche aussi des volontaires pour des études (pas pour un traitement) sur la phobie des chiens, des araignées et l'anxiété sociale.

Organisations: UQO

Lieux géographiques: Montréal

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