Quand les TOC rendent la vie difficile

Yannick
Yannick Boursier
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Vivre avec des troubles obsessionnels compulsifs, communément appelés TOC, ça peut être sans gravité si le cas est léger et même souvent sujet à la plaisanterie. Mais dans certains cas, les cas sont tellement graves qu'il est difficile pour les gens de bien vivre avec les TOC.

Les TOC rendent la vie difficile

Les TOC sont une maladie souffrante pour les gens qui y sont atteints et qui, heureusement, peut être traités, souligne le professeur en cyberpsychologie à l'UQO, Stéphane Bouchard.

Mais cet aspect n'est pas toujours connu. Un TOC, ça commence par une pensée intrusive, explique le professeur. Et ça, 90% des gens affirment en avoir déjà eu. Être en haut des marches et dire que tu pourrais pousser une personne en bas par exemple. Ou encore vouloir faire une jambette au serveur du restaurant qui passe avec son plateau.

Dans la majorité des cas, la pensée intrusive s'arrête là. Les gens se disent que c'est con comme idée et passent à autre chose. Mais dans certains cas, elle prend le dessus sur la personne et c'est là où se développent les TOC. «Les gens vont donner de l'importance à ces pensées, soutient M. Bouchard. Ils ne voudront pas les avoir. Ils vont essayer de les chasser, mais plus tu les chasses, plus ça revient.»

Du travail

Les TOC peuvent prendre plusieurs formes. Les deux les plus populaires touchent à la contamination et à la vérification. L'obsession du nettoyage ou des portes barrées, entre autres.

Dans certains cas, les TOC ont des impacts importants sur la vie des gens. On est loin du simple besoin de nettoyer le matin avant de partir. Il y a des gens qui peuvent passer des heures à nettoyer pour enlever toute possibilité de saleté.

D'autres peuvent être obligés de passer des heures à vérifier les portes ou fenêtres de la maison avant de se coucher pour être certains que tout est fermé. Certains amènent même des photos d'appareil débranché pour les regarder dans la journée puisque sinon il serait impossible de se concentrer. Même si le sujet est de plus en plus connu, Stéphane Bouchard estime qu'il faudrait en parler encore plus puisqu'il est mal connu, surtout en ce qui concerne les cas majeurs et les possibilités de les traiter.

Organisations: UQO

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