Les 30 jours de l’auto

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Un programme de mise à la casse qui fonctionne bien

Le programme «Cash for clunkers» fonctionne tellement bien que GM a rappelé 1350 travailleurs dans ses usines, la plus grosse augmentation annoncée d'un coup depuis 2006. Des quarts de travail sont ajoutés dans des usines de l'Ohio, du Michigan et de l'Ontario, et les vannes des heures supplémentaires sont ouvertes à plusieurs endroits. Depuis quelques semaines, le gouvernement O’Bama donnent 4 500$ aux propriétaires de «minounes» en échange d’une voiture neuve. Le premier milliard consacré au programme a disparu en une semaine, deux autres milliards ont été ajouté et le programme continue d’être très populaire. Ford, Toyota, Hyundai et Kia ont aussi annoncé de fortes augmentations de vente.

En Ontario, 350 travailleurs sont rappelés à l'usine de Cami, dans la ville d'Ingersoll, qui est détenue conjointement par GM et Suzuki. Un nouveau quart de travail y sera ajouté dès le 19 octobre pour répondre à la demande pour la nouvelle Chevrolet Equinox et le nouveau GMC Terrain. GM Canada a aussi annoncé aux travailleurs d'Oshawa qui planchent sur la Camaro que les heures supplémentaires sont maintenues au moins jusqu'à la fin d'octobre.

Jennifer Wright, porte-parole de GM Canada, a rappelé que 90% de la production de GM au Canada est exportée vers les États-Unis.

Les constructeurs implantés au Canada et les concessionnaires font maintenant pression sur Ottawa pour que le pays adopte lui aussi un programme de type «on vous donne un magot pour votre tacot.»

Le rachat de Saab par Koenigsegg se précise

Le géant américain de l'automobile General Motors (GM) a confirmé la vente de sa filiale suédoise Saab à l'élitiste constructeur Koenigsegg, mais la transaction reste conditionnée à une garantie d'Etat.

Le 16 juin, GM et Koenigsegg avaient signé un accord préliminaire de vente de Saab Automobile au fabriquant suédois. L'affaire devrait dorénavant être conclue dans "les prochains mois", selon le communiqué publié par GM, et mettre ainsi un terme au processus d'acquisition engagé deux mois auparavant. Si Saab doit s'atteler à reconquérir des clients qui lui ont tourné le dos, Koenigsegg doit, lui, achever de convaincre le gouvernement suédois de la viabilité du plan de reprise.

L'acquéreur compte en effet sur la garantie de l'Etat suédois pour pouvoir emprunter 600 millions d'euros auprès de la banque européenne d'investissement (BEI), nécessaires selon lui pour garantir la survie de Saab. Un accord final de vente "dépend de l'engagement de financement de la BEI, garanti par le gouvernement suédois", rappelle M. Forster dans le communiqué.

Saab Automobile, qui emploie 3.400 personnes en Suède, a subi une perte nette de 3 milliards de couronnes (293 millions d'euros) en 2008. Il a représenté seulement 1,1% des ventes mondiales de GM l'an passé en échouant sous la barre des 100.000 véhicules vendus, avec 93.295 unités, soit son niveau de production de 1990, contre 133.000 deux ans auparavant. Koenigsegg, fondé en 1994, produit des voitures de sport de luxe. Elitiste, la marque n'a sorti qu'une vingtaine de véhicules en 2008, à plus d'un million d'euros chacun. Basé dans le sud de la Suède, ce constructeur confidentiel emploie seulement 45 personnes.

Moins de visite chez les garagistes en temps de crise

Les dépenses annuelles moyennes pour l'entretien et la réparation des véhicules ont reculé d'environ 7 pour cent comparativement à 2008, selon l'étude de 2009 sur l'indice de fidélité des clients canadiens publiée mardi par la firme J.D. Power and Associates.

L'étude montre en effet que la moyenne des dépenses annuelle est passée de 920 $ en 2008 à 856 $ en 2009. De plus, la proportion de clients qui affirment «aller à l'endroit le moins cher possible pour obtenir ce type de services» a bondi de 17 pour cent en 2008 à 23 pour cent cette année. L'étude démontre aussi que les concessionnaires continuent de perdre des parts de marché au profit des fournisseurs du marché secondaire. Globalement, ces derniers accaparent 59 pour cent du marché des services, dont la valeur est estimée à 11,2 milliards $ par année, pour les véhicules qui ont de 3 à 12 ans, alors que leur part s'établissait à 57 pour cent en 2008.

Ce glissement de deux points de pourcentage correspond à une perte annuelle de revenus de plus de 220 millions $ pour les concessionnaires.

La première Bentley Mulsanne vendu à 500 000$

Le concours d’élégance de Pebble Beach est le Nec plus Ultra des expositions de voitures classiques et le théâtre de bien des premières. Bentley présentais en première mondiale cette année la nouvelle Mulsanne. Une limousine dont le tout premier exemplaire était justement mis en vente pendant cette même manifestation. Mise en vente dans le cadre de la séance tenue par Gooding & Company, le tout premier châssis était donc offert aux acheteurs avec l’intégralité des bénéfices reversés à une association caritative.

Finalement, le possesseur de la Mulsanne numéro 1 a dû s’acquitter de 500 000 dollars pour repartir avec sa Bentley, soit un tarif qui dépassera sans doute de très peu le prix « catalogue » de la limousine anglaise compte tenu de son placement très haut de gamme. Une bonne affaire, donc.

Plus de 7 millions pour une Shelby Daytona

Depuis que la crise économique laissait son empreinte sur à peu près tous les segments de l’industrie automobile, même le secteur de la vente aux enchères d’exception était touché avec des exemplaires prestigieux de plus en plus nombreux à ne pas atteindre leur prix de réserve et rester sur les bras de leur vendeur. Mais ce coup-ci, le pedigree de l’auto a eu raison du climat difficile : après un premier essai raté il y a quelques semaines, la Shelby Daytona châssis CSX2601 revenait aux enchères, cette fois dans le cadre de la vente de Monterey en marge du concours d’élégance de Pebble Beach.

L’exemplaire CSX2601 est connu de tous comme celui qui présente sans doute le plus beau palmarès après avoir remporté le championnat du monde des voitures de sport FIA en 1965. Après un échec en mai dernier, l’auto est donc finalement partie contre une somme record de 7,25 millions de dollars soit le prix le plus élevé de tous les temps pour une auto américaine.

Benoit Charette est co-propriétaire et rédacteur en chef de l’Annuel de l’Automobile 2010. Il anime également l’émission En Voiture tous les Samedis à onze heures sur les ondes du 98,5 FM de Montréal et le réseau Corus Québec ou via internet au www.985fm.ca

Organisations: General Motors (GM), Saab Automobile, GM Canada Ford Hyundai GMC Terrain Le géant Pebble Beach J.D. Power and Associates Company FM de Montréal Corus Québec

Lieux géographiques: Ontario, Ohio, Michigan Canada Cami Ingersoll Oshawa Camaro États-Unis Suède Ottawa Mulsanne

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