«J'invite les gens à se responsabiliser et investir pour leur retraite» - Yvon Bolduc

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Patrick Voyer
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Le président du Fonds de solidarité FTQ, Yvon Bolduc, était à Gatineau ces derniers jours pour sa tournée provinciale. Il a rencontré des travailleurs lésés, de possibles partenaires du Fonds et les médias, pour inciter les gens à préparer leur retraite en investissant dans le Fonds.

Malgré les scandales qui ont éclaboussé les dirigeants de la FTQ l'année dernière (notamment le directeur général Jocelyn Dupuis et ses dépenses exagérées), le moral au sein du Fonds est très bon, garantit M. Bolduc. «La lecture qu'on a est que l'actionnariat est encore très solidement derrière nous et ce qu'on voit dans les marchés présentement, dans les nouvelles souscriptions, c'est qu'environ 50% sont des nouvelles souscriptions», explique-t-il. Plus précisément, sur les 571 000 actionnaires du Fonds, 200 000 n'avaient jamais investi. De ce chiffre, 86% ont acheté d'autres produits en dehors du Fonds, signe qu'ils ont saisi l'importance d'investir.

Le rendement du Fonds se situait l'an dernier à 11,5%, soit 500 millions $ de profits à 1,73$ l'action.

Afin de mettre les investisseurs en confiance, le Fonds a entamé un solide redressement dans les façons de faire, dans le secteur minier par exemple, où des compétences particulières sont essentielles. «Et dans l'immobilier, on avait un conseil sectoriel, mais il n'était pas à niveau comme les autres. Donc, on s'est assuré qu'il suivait les mêmes normes et les choses se sont améliorées du point de la perception externe, mais on aussi apporté de la compétence au niveau de l'immobilier, qui nous permet d'affirmer que cette question au niveau de la gouvernance a été bien traitée.» «On a aussi vu qu'il fallait faire attention aux risques "réputationnels" et on l'adresse maintenant de façon systématique dans nos vérifications diligentes, donc c'est une autre chose qu'on a améliorée, poursuit M. Bolduc. Le Fonds est comme n'importe quelle entreprise: on peut toujours améliorer nos façons de faire.» «Les gens sont capables de faire la part des choses et de voir ce que le Fonds amène. On ne pourra pas commencer à juger l'ensemble d'une œuvre pour des dossiers qui représentent quelques millièmes de l'actif du Fonds, croit-il, au sujet des scandales. Ceci dit, on est conscient qu'il faut être au dessus de toute perception négative; on traite avec des crédits d'impôts, c'est l'argent de toute la population du Québec et on prend ça vraiment au sérieux. On veut faire en sorte que ces questions-là ne reviennent plus jamais à la surface au Fonds de solidarité, que ces situations ne se reproduisent pas.»

Le Fonds en région

Le Fonds a plus de 2000 agents locaux dans toutes les régions du Québec. Ce sont eux qui récoltent le feed-back des membres, membres que M. Bolduc rencontre lors de ses tournées provinciales. «J'ai rencontré mardi un ancien travailleur de l'usine Fraser et il était bien content d'avoir cotisé dans le Fonds. Quand il a perdu son emploi, il a utilisé sa clause de rachat pour racheter une partie de ses investissements récoltés au fil des années pour passer à travers cette crise.» Il est aussi fier que des entreprises régionales aient pu compter sur les investissements des actionnaires pour se développer.

M. Bolduc est d'avis qu'avec la multiplication des retraites, il est impératif de songer à son avenir rapidement. Il rappelle que présentement, six travailleurs sur dix ne mettent rien au chaud et que pour quatre travailleurs, on compte un retraité, alors que d'ici une vingtaine d'années, ce ratio sera de 2 pour 1. «Il faut avoir la discipline d'investir pour améliorer sa future retraite, sinon le fardeau gouvernemental sera trop énorme.»

Organisations: Fonds de solidarité, FTQ

Lieux géographiques: Québec

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