Immigration et enjeux

Michèle Marchand
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Dans le cadre du programme Multipli-Cité, un projet de régionalisation de l'immigration, Carrefour jeunesse-emploi Papineau (CJEP) a organisé à Saint-André-Avellin, le 20 septembre, une conférence portant sur l'intégration des personnes immigrantes. Une sorte de b.a.-ba des enjeux de l'immigration destiné aux employeurs, mais qui s'applique à tous, finalement.

André Durivage, prof à l'UQO et président de EPSI explique les enjeux de l'immigration.

André Durivage, professeur en gestion de ressources humaines à l'UQO et président de EPSI, une entreprise de gestion de personnel, a commencé par nous faire remarquer qu'ici au Québec, la dénatalité fait en sorte que l'immigration répondait à un besoin, celui de maintenir notre qualité de vie. En conséquence, il faut donc, selon lui, apprendre aux employeurs à gérer les problèmes et difficultés rencontrées lors de l'emploi d'une personne immigrante. «On l'invite à venir chez nous, il faut donc l'aider…», explique-t-il.

La gestion de la diversité, c'est, selon lui, l'équilibre entre le besoin d'accommoder et les exigences de notre société. 75% de l'immigration au Canada étant d'ailleurs de nature économique, les immigrants sont souvent très scolarisés, compétents et qualifiés. Ils sont venus nous renforcés économiquement. À 99,9%, ils sont motivés à s'intégrer. Il faut juste leur donner un coup de pouce.

Autre constat: 90% des comportements humains sont identiques. On n'a donc à gérer que 10% de différence sur lesquelles ont met souvent tout l'accent, question de survie…

M. Durivage nous a donc expliqué les sept grands facteurs dont il fallait tenir compte en cas de conflit… Ainsi, selon la culture à laquelle on appartient, on ne perçoit pas le temps de la même façon: on est axé sur le passé ou le futur; on fait plusieurs activités en synchronicité ou une à la fois; les relations sont plus importantes que la loi ou vice-versa; on privilégie la communication directe ou le tact et la diplomatie; le tissu social met l'emphase sur la responsabilité de groupe ou individuelle, etc…

La culture étant une façon apprise de vivre, les personnes immigrantes ne peuvent s'intégrer qu'une fois qu'elles ont appris en quoi le peuple d'accueil est différent dans ses comportements. Leur intégration dépend non seulement de notre patience envers elles, mais aussi selon que nous leur aurons ou non expliqué nos différences; que nous aurons compris ces différences et que nous aurons relativiser, le tout. Nous aussi, nous pouvons faire des pas dans leur direction, puisque c'est nous qui les avons invitées. Pour cela, il faut avant tout reconnaître que nous avons besoin d'elles.

Paulette Lalande, préfet de la MRC, a elle-même été appelée à donner une communication à Québec le 15 septembre devant la Commission parlementaire concernant la régionalisation dans la régionalisation. Il y a présentement 20 immigrants dans notre région. Elle tentait de répondre à la question: Comment faire pour les y maintenir? Les aider?

Comme quoi, quand quelque chose est dans l'air… Au fait, AIR, c'est aussi un programme de CJEP qui veut dire: Accueil, Intégration et Rétention… Un dossier à suivre de près.

Organisations: UQO, MRC, Commission parlementaire

Lieux géographiques: Québec, Canada

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