Notre Forêt publique, cette inconnue

Michèle Marchand
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La Forêt publique, autrefois terre de la couronne, appartient à tous les Québécois et Québécoises et représente 80% du territoire total (60% en Outaouais). Et pourtant, on connaît très peu nos droits et devoirs en ce qui la concerne.

Les forêts publics, c'est chez nous.

«Il y a une multitude d'intervenants qui y font une foule de choses: chasseurs, pêcheurs, forestières, etc. Il faut s'y intéresser, c'est chez nous et c'est public. Il y a des rôles et des responsabilités à chacun et on doit être conscients des défis que cela représente», explique Pierre Labrecque, directeur de la Commission Régionale des Ressources Naturelles et du Territoire public de l'Outaouais (CRRNTO).

Mais d'abord, qui est-elle donc, cette fameuse CRRNTO? Cette commission est la nouvelle instance créée en vertu de la loi adoptée lors de la dernière refonte du régime forestier en avril 2010. «C'est un lieu de concertation qui regroupe les représentants des principaux secteurs d'activité en forêt: faune, flore, récréotourisme, industries forestière et minière, citoyens, Ministères, MRC… On y débat des enjeux, des actions et des activités à mettre en œuvre pour la valoriser et la protéger», précise M. Labrecque.

Le premier pas de la commission a consisté à mettre à jour toutes les connaissances, informations et données concernant la conservation et la mise en valeur des ressources naturelles du territoire public de l'Outaouais. Et ce, afin de dresser un plan régional de développement. C'est ainsi qu'est né en février 2011, lors de son adoption par la CRÉ, le Plan Régional de Développement Intégré des Ressources et du Territoire public (PRDIRT), accessible à tous sur www.crrnto.ca (en cliquant sur l'onglet Plan régional de développement en bas de la page d'accueil). Il comporte 58 enjeux et différents niveaux de priorité correspondant à une échéance précise: soit d'ici 2013, 2015 et 2018.

«Déjà plusieurs projets ont été mis en marche et les travaux ont commencé», dit M. Labrecque. Quelques exemples concrets? «On est en train de refaire le plan de la villégiature sur terre publique. On ne donne quasiment plus de baux de villégiature (n'importe qui pouvait louer un lopin de terre et y construire un chalet, par exemple), parce qu'on veut avoir une vision plus claire d'où on s'en va», dit M. Labrecque.

Autre projet relié: l'identification des lacs à haute valeur de conservation. «Il y a plus de 35 000 lacs en Outaouais. La plupart très petits et développés pour la villégiature. Mais on voudrait en garder quelques-uns intacts. Des lacs témoins en quelque sorte. Sans aucun développement.»

Troisième priorité: Les 35 000 km de chemins de toutes qualités en territoire public. Un réseau routier développé par les forestières. «Depuis la crise dans laquelle ces dernières nagent, depuis 2004 ou 2005 donc, le niveau d'activité forestier a diminué de façon significative et l'entretien aussi, explique-t-il encore. Les Zec, Sépaq et autres pourvoyeurs s'en trouvent bien mal pris. Chacun est laissé à lui-même et les chemins se détériorent rapidement. Les ponts sont dangereux quand ils ne sont pas fermés par le Ministère, les routes barrées. Problème. Pour des centaines, voire des milliers d'utilisateurs, le territoire est dorénavant inaccessible…» Il faut donc trouver rapidement un mécanisme de gestion simple, auto financé et équitable pour maintenir les routes.

Mais, il ne s'agit ici que d'un bref aperçu de ce dossier… à suivre de près. Après tout, c'est chez vous. Voyez-y!

Pour en savoir plus: www.crrnto.ca, un site convivial extrêmement complet et clair.

Organisations: Forêt, Commission Régionale, Ressources Naturelles MRC Plan Régional

Lieux géographiques: CRÉ, Développement Intégré

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