Immobilier dans la Petite-Nation:encore un marché de vendeurs

François Robert
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Les chiffres fournis par la Chambre immobilière de l’Outaouais concernant la Petite-Nation concordent avec le témoignage du fondateur de l’agence immobilière J.D. Clément: le marché se porte bien et les vendeurs ont encore le beau jeu.

Jean Daniel Clément propriétaire et fondateur de l’agence immobilière J.D. Clément de Papineauville qui connaît bien le secteur et ses particularités

«Si on regarde la Petite-Nation, j’entrevois une année extrêmement positive au niveau de l’immobilier et je ne parle pas juste pour mon bureau», assure Jean Daniel Clément qui œuvre dans le domaine de l’immobilier depuis 1978 et dont l’agence située à Papineauville existe depuis 1989.

S’il est optimiste pour l’année qui débute, c’est notamment car 2011 fut une bonne année en termes de volumes de ventes et de hausse des prix, presque partout dans la Petite-Nation.

D’après les chiffres de la Chambre immobilière de l’Outaouais, Thurso aurait été en quelque sorte l’exception à la règle dans la dernière année avec une baisse de 21% de ses ventes par rapport à 2010. Par contre, le nombre de transactions a augmenté globalement de 3 % à travers la MRC. À titre d'exemple, les municipalités de Saint-André-Avellin (+29 %), de Papineauville (+43 %) et de Ripon (+20 %) ont affiché de fortes hausses au niveau des ventes en 2011.

Selon la directrice générale de la chambre immobilière de l’Outaouais, Chantal Legault qui nous a fourni ces chiffres, «le prix médian pour l’unifamiliale pour l’ensemble de la MRC est passé de 129 000 $ en 2010 à 138 000 $ en 2011, soit une augmentation de 7 %.» Elle ajoute que «l’économiste de la Fédération des chambres immobilières du Québec précise qu’il n’y a cependant pas suffisamment de transactions pour analyser les croissances de prix par municipalité.»

M. Clément qui connaît pratiquement l’historique de toutes les maisons dans la Petite-Nation et est intarissable sur le sujet observe toutefois un «léger ralentissement au niveau des propriétés de villégiatures et riveraines probablement parce qu’il n’y a pas suffisamment d’activités », avance-t-il. «Ça prendrait plus d’activités telles des pistes cyclables, note-t-il, il y a beaucoup de gens qui partent d’ici pour aller faire du vélo sur le P’tit Train du Nord dans les Laurentides, ce serait le fun de voir l’inverse.» Il fait valoir que «les acheteurs recherchent des endroits offrant une grande variété d’activités récréatives.»

Même chose pour l’accessibilité aux services qui peut constituer un facteur limitant dans certains secteurs de la Petite-Nation. «Ça prend des services, par exemple de plus en plus, même au bout d’un rang, les gens veulent avoir accès à Internet haute vitesse.» Le parachèvement du réseau prévu bientôt devrait aider.

«Je pense que c’est encore un marché de vendeurs, moins vendeur qu’il y a 5 ans. On s’en va vers l’équilibre, mais c’est encore un marché de vendeurs», constate M. Clément. Un autre signe que l’immobilier se porte bien dans le coin selon lui est que la très grande majorité des maisons misent en vente parviennent à trouver preneur dans un délai variant entre 6 et 18 mois. Lui qui œuvre dans le domaine depuis de nombreuses années sait très bien qu’en période de crise économique grave et de taux d’intérêts très élevés, ce délai peut subitement s’allonger. En période normale, « …une maison qui ne se vend pas… soit elle est très, très abîmée… mais encore là, mets le prix en conséquence et elle va se vendre… une maison qui ne se vend pas en général c’est parce qu’elle est trop chère», tranche-t-il.

M. Clément qui se présente comme un expert de la Petite-Nation et son agence réalisent aussi quelques ventes dans le reste de l’Outaouais. À ce chapitre, il observe que «la seule petit ombre au tableau ce sont les coupures annoncées dans la fonction publique qui pourraient avoir un impact sur l’immobilier dans la grande région de l’Outaouais.» Il fait aussi remarquer qu’une particularité de la Petite-Nation par rapport au reste de l’Outaouais c’est qu’on y retrouve beaucoup d’auto construction.

Par ailleurs, interrogé au sujet des reprises de finances, M. Clément certifie qu’il n’y a pas eu d’augmentation significative récemment. Selon lui, c’est terminé l’époque où les reprises de finances étaient vendues beaucoup en dessous de la valeur, «aujourd’hui, ils vendent ça au prix que ça vaut, depuis au moins 10 ans», avis aux chercheurs d’aubaines… "Mais des aubaines, insiste-t-il, il y en a encore des excellentes, pas nécessaire d’être des reprises de finance.»

Organisations: MRC, Chambre immobilière, Fédération des chambres immobilières du Québec

Lieux géographiques: Petite-Nation, Papineauville, Saint-André-Avellin Ripon Train du Nord Laurentides

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