Le transfert des fermes, la formation de la relève et la structure de l’aide offerte aux futurs agriculteurs sont dans la mire des jeunes souverainistes «afin d’assurer la pérennité et l’intégrité du réseau québécois», disent-ils.
Selon le président du CNJPQ, Alexandre Thériault-Marois, le gouvernement doit à tout prix contrer le fait qu’il est plus rentable de démanteler une entreprise agricole afin de la vendre que de s’en départir en bloc.
«Des incitatifs et pénalités fiscales doivent être mis à contribution afin de pénaliser le démantèlement et encourager la relève de l’entreprise en entier au moment de sa vente», soutient-il.
Le CNJPQ estime également que la mise sur pied d’un programme de retraite pour les agriculteurs pourrait faciliter la passation de l’entreprise.
Afin de faciliter la transition entre les générations, les jeunes du Parti Québécois pointent dans la direction de la formation, afin que la relève soit mieux préparée. D’après les données du CNJPQ, actuellement, 60% des jeunes qui s’établissent sur une ferme ne détiennent pas de diplôme d’études collégiales (DEC) et seulement 20 % de la relève possèdent un DEC en gestion agricole.
Selon la porte-parole des jeunes péquistes de l’Outaouais, Janie Durand, l’obtention du DEC et d’un diplôme d’études universitaires doit être fortement encouragée.
«Les programmes d’aide à l’établissement doivent être plus généreux lors de l’obtention de ces diplômes et prendre en ligne de compte le coût des études», croit-elle.
Les députés du Parti Québécois Marie Bouillé (Iberville), Émilien Pelletier (Saint-Hyacinthe) et Dave Turcotte (Saint-Jean) mènent présentement une tournée ainsi qu’une mission au sein du parti ou de telles propositions sont mises de l'avant.




