Les mémoires déposés dans le cadre d’une rencontre spéciale du comité consultatif d’urbanisme (CCU) ce soir montre la différence de vision entre les citoyens et les promoteurs immobiliers.
Pour les représentants de l’Association des résidents de l’île de Hull, Gatineau doit limiter le nombre d’étages que la construction sera permise. «Au cœur du centre-ville, on pourrait limiter le nombre d’étages à huit, soutient Claude Royer de l’Association des résidents de l’Île de Hull. Nous ne croyons pas nécessaire de bâtir des tours.»
«Nous devons garder dans l’île de Hull son échelle humaine, a affirmé pour sa part, Michèle Quenneville, citoyenne.Dans les secteurs patrimoniaux, il faut une meilleure intégration de ce que nous proposent les promoteurs.»
À l’opposée, la chambre de commerce de Gatineau a indiqué que pour ramener le monde au centre-ville, il fallait encourager la construction de logement de pus de 20 étages, puisque ces logements diminuent les coûts des services municipaux et augmentent la valeur foncière. «On pourrait les répartir dans des secteurs prédéterminés», souligne la pr.sidente, Marie-André Pelletier.
De son côté, Charles Masse, du groupe Heafey, a indiqué que la construction de logement de six étages n’était pas rentable pour les promoteurs et c’est pourquoi il n’y a pas de construction en ce moment. Il propose plutôt la construction de cinq tours de 25 étages sur 15 ans, ce qui rapporterait 62 millions $ en taxes foncières pour Gatineau au bout des 15 ans et 2200 résidents de plus au centre-ville. «On pourrait prendre cet argent-là et réinvestir dans les programmes présentés aujourd’hui.»
La Société d’histoire de l,Outaouais de son côté ne s’est pas prononcée contre l’installation de tours. «La SHO appuie le repeuplement du centre-ville, a indiqué son président Michel Prévost. La construction de tour s’avère un moyen de revitalisation. Mais elles doivent s’harmoniser avec les quartiers historiques.
Plusieurs personnes ont aussi parlé de l’importance de la mixité dans le centre-ville. La place des personnes à faible revenu, qui sont présentement au centre-ville, inquiète notamment Logemen’Occupe. «Revitaliser le centre-ville ne n’est pas évacué tout le logement social», a indiqué François Roy, coordonnateur de l’organisme.
Un citoyen, Stéphane Vigneau a aussi proposé que la ville de Gatineau regarde ce qui avait été fait à Malmö en Suède, une ville comparable à Gatineau, et qui a mis sur pied un projet de revitalisation axé sur le redéveloppement et l’environnement.
Des logements de 5 ou 25 étages au centre-ville ?
La grosse question que les élus auront à trancher au cours des prochaines semaines pour le futur du centre-ville de Gatineau devrait toucher la hauteur de la construction qui sera possible dans ce secteur.
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