Hyundai Equus

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Impression de Déjà vu

Cela nous est tous arrivé. On vit pendant un moment une situation qui nous semble familière, un décor qu’on reconnaît. J’ai vécu cette impression en prenant le volant de la nouvelle Equus, il y a quelques semaines. Je suis revenu en 1991, lors de mon premier essai de la Lexus LS 400. Cette voiture à l’époque venait faire un pied de nez aux grandes berlines allemandes en offrant autant de luxe, autant de confort et autant de performances pour 25 000 $ de moins. Vingt ans plus tard, Hyundai arrive sur le marché avec une berline qui pousse encore plus loin les limites de l’aristocratie chez un constructeur coréen à un prix qui fait rougir la concurrence. C’est une Lexus à la sauce coréenne.

En termes visuels, sans être réellement dynamique, l’Equus offre des lignes générales plus invitantes que celles de la Lexus LS 460. Elle offre ce qu’il faut de retenue dans ce segment de marché qui brille par sa discrétion, mais libère quelques traits de caractères ça et là qui lui confèrent une personnalité propre. Celle que le fabricant offre en version normale ou allongée en Corée du Sud depuis déjà trois ans arrive chez nous dans sa version la plus longue à 5,16 mètres. Une voiture qui met l’accent sur les passagers et non sur le chauffeur.

Un intérieur de limousine

Comme Hyundai veut frapper la concurrence au cœur, on ne lésine pas sur la quantité d’équipements. Des baquets chauffants et ventilés en passant par le volant chauffant, le siège électrique réglable en 12 positions et la possibilité de se faire masser, rien n’a été oublié. Il y a également le système de navigation avec écran de huit pouces et la chaîne audio Lexicon de 650 watts avec 17 haut-parleurs judicieusement répartis. À l’arrière, les passagers de la version Ultimate peuvent incliner leur siège; celui de droite profite même d’un repose-jambes escamotable. De plus, un système de massage à cellules d'air à trois intensités de chauffage et de refroidissement est offert pour un maximum de relaxation. Vous pouvez également conserver au frais vos boissons dans la glacière thermoélectrique écologique intégrée dans l'accoudoir central arrière.

Un second moteur pour 2012

Construite sur la plateforme de la Genesis, l’Equus offre aussi le même V8 de base. Cette mécanique de 4,6 litres offre 385 chevaux et un couple de 333 livres pieds. Malgré la taille et le poids imposant de la berline, ce V8, jumelé à une boîte de vitesses ZF à 6 rapports, arrive à pousser le tout à 100 km/h en 6,4 secondes. Question de souffler encore plus fort dans le cou de la concurrence allemande, Hyundai ajoute en option pour 2012 un V8 de 5 litres de 429 chevaux associé cette fois à une boîte automatique à 8 rapports. Une combinaison très prometteuse.

Pour le confort avant tout

Alors que les Audi A8, BMW Série 7 ou Mercedes-Benz Classe S sont toutes très confortables, elles cachent un potentiel insoupçonné si vous décidez d’augmenter, même de manière obscène, le rythme de croisière. L’Equus est à l’image de la Lexus, souple et confortable. Elle peut rouler vite, mais en ligne droite. En poussant un peu trop le rythme, on voit rapidement les limites de la voiture. Mais ce n’est pas là son plus gros problème. Tout comme la Genesis, l’Equus est une stricte propulsion, et, dans un climat comme le nôtre, c’est inacceptable. De manière volontaire, j’ai fait l’essai de la voiture à la fin de février, et chaque petite montée un peu raide se révélait une torture; les routes glacées laissaient voir une précarité du train roulant. Si Hyundai veut avoir une chance de vendre la centaine de voitures par année prévue pour le Canada, elle doit envisager une version à transmission intégrale. Sinon, il faut uniquement utiliser cette limousine d’avril à novembre.

Conclusion

Au final, Hyundai démontre avec panache qu’elle est capable de faire aussi bien que les grandes marques à une fraction du prix. À un prix de base de 63 000 $ ou un peu plus de 70 000 $ pour une version Ultimate complètement équipée, c’est une aubaine dans ce segment de marché. Mais Hyundai fait face avec l’Equus au même problème que la Genesis. Qu’est-ce que le prestige sans la réputation ? C’est là le plus gros obstacle que doit franchir Hyundai !

Forces

Prix imbattable

Confort royal

Confort de roulement à la hauteur de la concurrence

Faiblesses

Suspension trop souple

Lignes qui pourraient être plus expressives

Pas de transmission intégrale

Fiche technique

•    MOTEUR

  V8 4,6 l DACT 385 ch à 6500 tr/min

    Couple 333 lb-pi à 3500 tr/min

    Transmission automatique à 6 rapports avec

    mode manuel

    0-100 km/h 6.5 s

    Vitesse maximale 215 km/h

Consommation (100 km)    12,4 l

•    AUTRES COMPOSANTES

    Sécurité active freins ABS, antipatinage, contrôle

    de stabilité électronique, distribution

    électronique de la force de freinage, assistance au freinage

    Suspension avant/arrière indépendante

    Freins avant/arrière disques

    Direction à crémaillère, assistée

    Pneus P245/45R19 (av.) P275/40R19 (arr.)

•    DIMENSIONS

    Empattement 3045 mm

    Longueur 5159 mm

    Largeur 1890 mm (sans rétro.)

    Hauteur 1491 mm

    Poids 5 pass. 2018 à 2066 kg 4 pass. 2035 à 2083 kg

    Diamètre de braquage 11,5 m

    Coffre 473 l

    Réservoir de carburant 77 l

Prix :  base :     64 759$

Ultimate :         71 759$

-30-

Benoit Charette est co-propriétaire et rédacteur en chef de l’Annuel de l’Automobile 2011. On peut également l’entendre à l’émission Dutrizac, l’après-midi tous les vendredis à 14 :05 sur les ondes du 98,5 fm à Montréal.

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