MINI Roadster

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Plus de sport au grand air

Cooper, Clubman, Cabriolet, Countryman, Coupé, et maintenant, Roadster! On ne peut pas dire que les stratèges de Mini manquent d’imagination. D’autant plus qu’à la gamme déjà très large viendra s’ajouter la Paceman, version deux portes de la Countryman. Quelle sera ensuite la prochaine trouvaille de Mini? Un pick-up? Qui sait…

En attendant, c’est donc la Roadster qui constitue la dernière née de la famille, laquelle est offerte chez les concessionnaires depuis déjà quelques semaines. Plus racée, elle tente selon Mini de rejoindre une clientèle davantage masculine (ce dont je doute) en quête d’un cabriolet.

Vous l’aurez compris, ce Roadster dérive directement du récent Coupé, lequel sera assurément le modèle Mini le moins populaire de toutes les Mini. Son côté radical ne rejoignant qu’une clientèle d’authentiques puristes en fera effectivement un modèle de très faible diffusion. Mais il en sera autrement pour le Roadster, qui risque d’être davantage prisé par les amoureux des ballades du week-end en mal de sensations.

Pour s’amouracher de la Roadster, il faut évidemment être conscient que le côté pratique de ce bolide est limité. Certes, son coffre propose un volume louable compte tenu des circonstances, mais la voiture n’offre par définition que deux places assises. Voilà le prix à payer pour bénéficier d’une ligne aussi racée que splendide.

Le premier contact à bord se fait de la même façon qu’avec n’importe quelle version des Mini. La planche de bord aux nombreuses formes circulaires continue de charmer, tout comme ces panneaux de portes ovales et ces nombreux commutateurs métalliques. Mentionnons aussi que Mini a mis le paquet pour faciliter l’utilisation de votre téléphone intelligent. Essentiellement, une bonne partie des fonctions de votre appareil peuvent désormais être transférées à même l’écran central du tableau de bord, lequel se dirige via un petit « joystick » logé directement à l’arrière du levier de vitesses.

Dotée d’une capote souple à commande manuelle, la Roadster donne accès à l’air libre en un temps record. Mais pour cela, il vous faudra sortir du véhicule ou, à tout le moins, vous contorsionner. Et si cela pose problème, sachez que Mini propose pour 750$ l’option d’une capote à commande électrique.

Quel bonheur!

L’automne dernier, j’étais tombé sous le charme de la Mini Cooper Coupé, laquelle propose une conduite sportive très poussée, hélas au détriment de toute forme de confort. La capote abaissée malgré un maigre 8 degrés à l’extérieur, j’ai découvert avec notre sujet que le confort était disons, plus raisonnable qu’avec le Coupé. Voilà qui est d’autant plus curieux lorsqu’on sait que les ingénieurs ont l’habitude de renforcer les châssis des cabriolets pour les rendre encore plus rigides. Mais ici, tout est question de suspension. Cette dernière est calibrée différemment, offrant tout même une bonne fermeté pour une conduite incisive, mais en considérant aussi qu’il fait parfois bon de bénéficier d’un minimum de souplesse.

La version S, qui sera assurément la plus populaire, propose à mon sens le plus bel équilibre. Les 181 chevaux issus du moteur turbocompressé de 1,6 litre laissent place à beaucoup de sensations, sans que ce ne soit démesuré. On ne compose donc pas ici avec l’effet de couple de la version John Cooper Works à 211 chevaux, ou encore avec un manque de puissance qui rend l’expérience drôlement moins charmante (comme avec la version de base).

L’alternative à la Mazda MX-5

Offerte à partir de 32 900$, la Roadster S offre donc d’ultimes sensations, toujours pour un rendement énergétique franchement impressionnant. Lors de notre essai, les excès de vitesses répétés (oups…) et les accélérations franches n’ont pas réussies à faire grimper la moyenne à delà des 9 litres aux 100 kilomètres, ce qui est franchement phénoménal. Cela signifie donc qu’en calmant ses ardeurs, on peut facilement prévoir une moyenne d’environ 7,5 à 8 litres aux 100 kilomètres. Voilà un point non négligeable si vous considérez aussi l’incontournable Mazda MX-5.

En terminant, si la version Roadster vous fait hésiter, sachez que Mini propose toujours l’élégant cabriolet à quatre places, peut-être un peu plus pratique et confortable, et tout aussi charmant. Mais pour un peu plus de sport, vivement ce roadster…

Forces

Ligne charmante

Plaisir de conduire assuré

Consommation réduite

Habitacle magnifique

Rigidité structurelle étonnante

Coffre logeable

Faiblesses

Côté pratique limité

Puissance modeste (version de base)

Insonorisation quelconque

Options passablement nombreuses

Fiche Technique

Modèle : Mini Cooper Roadster 2012

Échelle de prix : 28 900$ à 39 900$

Version à l’essai : Cooper S

Prix du modèle d’essai : 37 330$

Transport et préparation : 1 595$

Moteur : 4 cyl, 1,6 litre turbocompressé

Puissance/couple : 184 ch / 177 lb-pi (à 5 500 tr/min)

Transmission : manuelle à six rapports

Suspension (av/ar) : indépendante

Freins (av/ar) : disques ventilés

Direction : à crémaillère assistée

Pneus (av/ar) : P205/55R17

Garantie de base : 4 ans / 80 000 km

Garantie du groupe motopropulseur : 4 ans / 80 000 km

Consommation annoncée (ville/route, litres aux 100 km) : 7.6 l / 5,6 l

Consommation enregistrée (litres aux 100 km) : 9,2 l

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