Péché de la mer: Un texte écrit l'a passé en résidence dans le cadre du Festival international de chanson de Granby. Francis Cabrel était le parrain de douze jeunes artistes, dont Cindy. Les participants devaient s'échanger des textes et y coller de la musique. Plus tard en studio avec son complice Colin Linden, qu'elle avait rencontré dans un festival quelques années auparavant, la pièce a été un jeu d'enfant à enregistrer! À genoux: «Comme artiste, on creuse souvent financièrement, on a des dettes. Mais je l'accepte, ce trou! Le trou, je vis dedans, je le décore, j'invite des amis dedans…» Noir, c'est noir: «Quand j'avais 20 ans, j'ai senti un jour que je devais redonner à quelqu'un. J'étais en voiture et j'ai vu deux silhouettes faire du pouce, deux gars dans la quarantaine mal amanchés. J'avais peur, mon cœur battait vite. Les deux sortaient de prison! Un des deux avait fait 16 ans pour meurtre; j'ai parlé 3h avec lui, c'était intense. Parfois, dans la vie, on se met nos propres obstacles… C'est un thème qui revient souvent sur l'album; comme sur la pochette, où j'ai de l'eau qui me tombe sur la tête et mon parapluie à côté… Matin bleu: «Je suis parfois insomniaque. J'ai écrit cette chanson à 5h du matin à Nashville. On a fait la musique le lendemain. Ça parle d'une histoire personnelle, d'une transition.» Chapeau de pluie: «Je fais deux versions différentes de cette chanson-là. Sur scène, elle est très différente. En musique, t'apprends des autres, tu unis tes forces, j'ai jamais vu ça comme une compétition. Je me suis donc inspirée de quelqu'un qui se mettait toujours des obstacles et qui vit dans la peur.» Mama's last song: Chanson née à Toronto, où Cindy a demeuré. Un sans abri venait la voir à toutes les semaines pour chercher des bouteilles et elle en profitait pour lui refiler des cigarettes. Un beau jour, elle l'a vu rouler à vélo et presque se faire tuer par une voiture. «En se relevant, il a essayé de frapper tout le monde. Il était très saoul. Ça m'a affecté. Je l'ai écrite très rapidement en essayant de m'imaginer c'était quoi sa vie, pourquoi il en était rendu là.» Premier amant: «Une vraie histoire. Je suis née à Timmins et dans ce temps-là, je fréquentais un bûcheron. Il voulait se marier, avoir une maison et des enfants. Moi, j'avais 17 ans et je voulais partir! Là, il est marié, a quatre enfants et est toujours bûcheron. On s'est quittés en bons termes.» Fol amour: «Je l'ai écrite en tournée, quand j'étais une relation. Je me sentais bien, amoureuse… Faut bien que quelqu'un t'aime même si tu es chiante, parfois!» Ollabelle: Cindy a voulu offrir une ode au pouvoir derrière la séduction. Elle s'est abreuvée à des légendes et mythes pour réaliser cette pièce romanesque… Je dormirai seule: «Une histoire… je veux pas dans les détails, mais c'est une expérience que j'ai traversée. Des fois, tu peux réagir ou non et quand je ne réagis pas, je dors seule.»
Cindy Doire, une découverte sous la pluie
La sympa Découverte de l'année au dernier gala Trille Or, Cindy Doire, a enregistré son deuxième album de folk-blues organique aux ambiances jazzées, Chapeau de pluie, à Nashville et nous le présente, chanson par chanson.
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