On connaît la chanson…

Roch Cholette
Envoyer à un ami

Envoyer cet article à un ami.

Le maire Bureau a servi un ultimatum au gouvernement fédéral quant au financement de l’aréna Robert Guertin. Il voulait une réponse avant Noël. Il l’a eue. Non, c’est non.

Roch Cholette

C’est un ministre Lebel exaspéré qui a écrit au maire pour remettre pas une mais quatre pendules à l'heure.

Un, le fédéral ne finance pas les arénas qui accueillent du hockey professionnel ou junior majeur. Deux, ça fait depuis l’épisode du bras de fer lié au Colisée à Québec que cette position est connue publiquement et Marc Bureau le savait très bien. Trois, contre toutes attentes, le gouvernement du Québec n'a pas priorisé le dossier Guertin dans ses demandes au fédéral. Quatre, le maire n’aura pas de rencontre avec le ministre Lebel, point à la ligne.

Pour moi, il n'y a qu'une véritable bombe dans cette lettre. On apprend que Québec n'a pas placé Guertin sur la liste des projets prioritaires qu'il souhaitait réaliser avec l'aide d'Ottawa. C’est incroyable! Depuis le temps qu’on attend une réponse. Il est vrai que selon le ministre Lebel, avec ou sans priorisation, Ottawa ne financerait pas plus Guertin. Mais si Québec avait été transparent, nous aurions sauvé six mois et même plus dans cet interminable dossier.

De deux choses l’une, ou bien Norm MacMillan et Maryse Gaudreault connaissaient cette information depuis l'été et ils l'ont cachée à toute la population, ou bien ils l'ignoraient, ce qui voudrait dire qu'ils n'ont tout simplement pas fait leur travail. Dans les deux cas, c'est carrément inacceptable.

C'est inacceptable que le ministre régional se dise surpris d'apprendre le refus d'Ottawa. C'est inacceptable pour la députée de Hull d'ignorer que son gouvernement n'avait pas priorisé le plus important dossier de son comté. C'est inacceptable que le maire de Gatineau tombe des nues et se retrouve à la case départ. Quel fiasco!

Mais qui entre Bureau, Gaudreault et MacMillan assumera ses responsabilités? Qui sera imputable? Comme d'habitude, personne. Comme d'habitude, ces trois politiciens vont dire qu'ils n'étaient pas au courant, que ce n'est pas de leur faute, qu'ils se fiaient sur quelqu'un d'autre, qu’il faut regarder vers l’avant, qu’on ne peut changer le passé, bla bla bla. On connaît la chanson. Celle de la victimisation, celle de l'insouciance.

C'est la chanson du Rapibus, des primes aux infirmières, du sac à bonbons de 20 M$. C’est une chanson que ces trois élus connaissent par cœur. Les citoyens aussi la connaissent. C’est la même chanson qui joue peu importe le problème, c’est la chanson «Ce n'est pas de ma faute».

Pour régler ce dossier, ça prend de la volonté politique! Mais cette chanson-là, on ne la connaît pas en Outaouais. Après avoir dit non au partenariat public-privé proposé par les Olympiques et après avoir écarté Guertin des priorités soumises au fédéral, Québec est le grand responsable du fiasco actuel. Il a le singe sur ses épaules. Une seule solution s'offre à lui... financer Guertin à 50%, sinon, il devra en payer le prix politique en Outaouais.

Organisations: Marc Bureau

Lieux géographiques: Québec, Ottawa, Hull Gatineau

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5

Merci d'avoir voté

Haut de page

Commentaires

Commentaires