Un parti politique municipal à Gatineau… quelle bonne idée!

Patrick
Patrick Voyer
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La semaine dernière, une vingtaine de personnes endossaient un document qui couchait sur papier les principes de base, l’ADN quoi, d’un parti politique municipal à Gatineau.

Roch Cholette

Ces principes touchaient certains grands sujets municipaux, tels la démocratie, la diversification fiscale, le développement des centre-villes, la décentralisation municipale, l’avenir économique, l’immigration, et j’en passe. Aidés de citoyens et de personnalités impliquées dans leur milieu, plusieurs conseillers municipaux ont participé à l’élaboration de cet énoncé de principes.

Bien que perfectible et incomplet, cet exercice citoyen a le mérite de créer déjà un consensus, un sens commun à un projet municipal. Ce recueil de principes est un bon point de départ, mais le squelette d’une vision municipale est toujours bien maigre. Pas un mot sur la vision du groupe sur les carences en infrastructures, sur les niveaux souhaitables de taxation, sur les relations de travail et surtout sur la vision commune qui échafaudera la quatrième ville en importance au Québec.

Je n’ai jamais caché mon accueil favorable à une telle initiative. Gatineau, à l’instar des autres grandes villes du Québec, est rendue à un stade de croissance où des partis politiques sont non seulement utiles mais nécessaires. Pourquoi? Est-ce pour mieux contrôler le discours des élus? Non. Est-ce pour faire un meilleur contrepoids à une administration municipale trop coriace? Non. Est-ce pour être capable d’identifier les bons et les méchants? Non. C’est tout simplement pour assurer les contribuables d’une meilleure imputabilité de nos élus et d’une meilleure reddition de compte. D’ailleurs, posez-vous la question suivante: pourquoi autant d’élus à Gatineau ne veulent pas de partis politiques? Parce que le flou artistique qui entoure leurs engagements électoraux leur sert.

Je sais très bien que plusieurs d’entre vous faites l’équation suivante – parti politique égal ligne de parti. Vous avez raison, mais qu’en partie et surtout pas dans une sens péjoratif. Je suis d’accord avec une ligne de parti quand elle traite d’un enjeu pour lequel le parti s’est déjà commis dans son programme électoral. Par exemple, lorsqu’il s’agit de mesures fiscales et de taxation. Cette ligne de parti nous garantit que les promesses seront tenues sinon, l’électorat aura le loisir de sacrer dehors les menteurs.

Aussi, la communauté de pensée inévitable à un parti politique nous donne un sens de direction, une vision claire à l’effet que ces hommes et ces femmes, une fois élus, travailleront dans une direction donnée.

À l’heure actuelle, le maire de Gatineau et les conseillers municipaux peuvent bien, de façon individuelle, promettre la Lune, Mars et toutes les constellations d’étoiles qu’ils veulent. Si le conseil en décide autrement, ils pourront toujours dire qu’ils ont tout essayé mais que la démocratie s’est exprimée. Ils oublient de dire que la démocratie qui les a élus a été bafouée.

Ainsi, un parti politique qui remporte une majorité de sièges autour de la table du conseil a une obligation de résultats. À défaut de livrer la marchandise, le verdict des citoyens devra être impitoyable, et ce, à juste titre.

Lieux géographiques: Gatineau, Québec

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