Trop tard pour faire marche arrière, j’y ai pris goût

Daniel LeBlanc
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Je me souviens comme si c’était hier du jour où mon patron Sylvain Dupras m’a demandé si une participation au Défi des grands voyageurs m’intéressait. De gros points d’interrogation avaient alors surgi dans mon esprit. Près de dix mois plus tard, à 48 heures et quelques poussières du grand départ, je ne regrette rien… enfin presque!

Le Défi deviendra réalité dès samedi pour 94 personnes de la région. (Photo: Claude Wauthier)

Il faut dire que jamais je n’aurais cru un jour accepter l’invitation à pagayer sur une distance de 451 km en compagnie de 93 autres personnes toutes aussi intéressantes à découvrir les unes que les autres. Je crois que mon collègue Daniel Bastien n’imaginait pas non plus un tel scénario dans son calendrier 2011.

Pourquoi? Parce que je n’ai pas le plein air dans le sang comme certains de mes acolytes et que je me suis rarement retrouvé dans une embarcation nautique. Voilà pour la confession, qui au fond n’en est pas réellement une, car j’ai annoncé mes couleurs dès le départ, l’automne dernier.

En fait, j’ai décidé de sauter à pieds joints dans cette aventure pour une raison qui restait jusqu’ici encore inexpliquée. Mais à force d’y réfléchir, je réalise que ma motivation première sera le dépassement de soi, un élément essentiel dans une vie, surtout lorsqu’on redoute la routine plus que tout au monde, comme dans mon cas.

La fierté d’amasser des sous pour une cause loin d’être banale, l’organisation d’activités à l’interne (nos collègues de travail nous ont appuyé dès le jour 1) comme à l’externe et le travail journalistique autour du Défi n’auront certes pas été une tâche de tout repos. À quelques occasions, j’étais essoufflé. Mais en toute honnêteté, rien n’arrive à la cheville de tout ce que ç’a pu m’apporter comme individu, comme humain.

À mon grand étonnement, j’ai même eu la piqûre des séances d’entraînement sur l’eau, dont la durée variait de 90 minutes à six heures sur la rivière des Outaouais. Il faut dire que la météo quasi sans fautes a aidé à ma bonne humeur, mais reste que j’ai pu découvrir à quel point la pagaie peut être une activité relaxante. Quelques conseils des «pros» m’ont permis de maîtriser la technique et d’apprécier davantage ce sport, même si je sais pertinemment que les 15 jours de l’expédition ne seront pas qu’une partie de plaisir.

Je ne suis pas marié et je n’ai pas encore eu le pur bonheur de devenir papa, alors je n’ai pas énormément de bases de comparaison, mais je ne me souviens plus de la fois où je me suis senti à la fois aussi heureux que nerveux. Une symbiose de sentiments m’envahit.

«Je me sens un peu comme lorsqu’on prend place à bord d’une montagne russe à La Ronde et qu’on réalise qu’on ne peut plus reculer. La différence, c’est que cette fois-ci, le sentiment est à la puissance 10»

Je me sens un peu comme lorsqu’on prend place à bord d’une montagne russe à La Ronde et qu’on réalise qu’on ne peut plus reculer. La différence, c’est que cette fois-ci, le sentiment est à la puissance 10. J’imagine que j’ai simplement hâte d’arrêter d’en parler et de passer à l’action concrète. Je vous en reparlerai quand j’aurai mis le pied à bord de l’autobus qui nous mènera vers la Vieille capitale, tôt samedi matin.

Oui, parce que je vous rappelle que vous pourrez suivre le Défi grâce à des textes quotidiens publiés dans la section spéciale sur Info07.com. Vous pourrez aussi m’entendre en semaine vers 6h15 sur les ondes de CKOI 104, 7 FM dans le cadre de l’émission Que l’Outaouais se lève. Malgré la fatigue qui risque de crier présente en fin d’après-midi, j’ai hâte de vous rédiger les résumés de ces journées mémorables.

Servir de courroie de transmission entre mes coéquipiers et le grand public est tout un honneur et je compte bien m’acquitter de la mission que m’a confiée mon employeur. Je ne vous apprends rien en vous disant que cette expérience sera inscrite à l’encre noir sur mon curriculum vitae.

Sans détour, je vous confie qu’à moins d’une blessure importante, un abandon serait synonyme pour moi d’une déception indescriptible, voire un échec. Mais ça, j’aime mieux ne pas y penser, chassons le malheur.

Après des semaines et des semaines où j’ai vu s’écouler les jours sur le décompte géant installé à l’entrée du bureau du journal, voilà que c’est la fin. Oups, je veux plutôt dire le début. C’est sur cette note que je vous dis au revoir, car je n’ai pas encore terminé mes bagages…

Consultez Info07.com pour lire d’autres témoignages de participants. Infos et dons: www.defigrandsvoyageurs.ca

Lieux géographiques: La Ronde

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Derniers commentaires

  • Dino Roberge
    08 août 2011 - 06:28

    salut, mon Dan! Je te souhaite bonne chance dans ce périple. Je t'ai taquiné beaucoup ces dernières semaines, mais je suis fier de toi, car tu vas au bout de tes convictions. Bravo! Je suis certain que tu réussiras.

  • Rox-Anne Chapman
    03 août 2011 - 08:47

    bravo Dan, je suis très fière de toi que tu relève ce défi..... lâche pas tu es capable....gogogogogo Ta collègue Rox-Anne xxx

    • Joan Saint-Pierre
      03 août 2011 - 14:33

      À notre ''petit'' frère Stephen, compte sur nous pour donner nos coups d'aviron quotidiens afin de t'accompagner dans ce périple exceptionnel et enrichissant. Wenda, Kathleen et Joan

    • RACHEL MICHON
      05 août 2011 - 15:59

      Bravo Dan je suis très fier de toi. Tu t'es lancé un grand défi et avec ta persévérance tu réussiras haut la main. Rachouxxxxxxx