Mettre le stress de côté avec Luc Montreuil

Benoit Sabourin
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Luc Montreuil célébrera à la fin de son mandat actuel sa 20e année dans le monde de la politique municipale. Ancien enseignant de mathématiques, président de l’ancienne Commission scolaire Vallée-de-la-Lièvre et maire de Masson-Angers, le conseiller municipal du district 17 n’a pas perdu sa vigueur malgré ses 70 ans. Il a accepté de nous accorder une période de questions!

1.Êtes-vous une personne de matin ou de soir?

«Je suis une personne de soir. Le matin, ça me prend un peu de temps avant d’être efficace. J’aime pas partir la journée en courant!»

2.Quel est votre plat favori?

«Du bœuf bourguignon.»

3.Qu’est-ce qui distingue le secteur de Masson-Angers au sein de la Ville de Gatineau?

«Masson-Angers s’est développé très rapidement depuis les dernières années. Les gens qui arrivent ici sont souvent d’autres régions. Ce sont la plupart du temps des jeunes familles qui viennent s’établir, surtout que le prix des maisons est très abordable. Les gens découvrent l’endroit par le bouche-à-oreille…»

4.Participez-vous aux tâches ménagères?

«Oui! Ma femme va cuisiner le plus… C’est elle qui possède tous les secrets! Cependant, je lui donne un coup de main. Ça m’arrive par exemple à l’occasion de faire un petit déjeuner… Je fais aussi un plat, un chaudron de bines au canard! C’est excellent!»

5.Qui est le meilleur allier du conseiller municipal?

«Le citoyen! J’aime travailler avec les gens. Je n’aime pas travailler en vase clos. Quand quelqu’un m’appelle et qu’il y a quelque chose à constater, je me rends sur place. La portion que j’aime le plus, ce ne sont pas les réunions mais le contact avec le citoyen.»

6.Qui est le pire ennemi du conseiller municipal?

«Les citoyens qui sont de mauvaise foi! Les éternels mécontents. Ce n’est pas facile… Il y a très peu de personnes qui sont comme ça mais on trouve ça assez pesant parfois que des gens nous reviennent toujours avec la même chose. Je suis prêt à travailler mais avec ceux qui veulent bâtir!»

7.L’adolescent que vous étiez en trois mots?

«Rébarbatif, non-conformiste et déterminé! Je suis allé au collège à Rigaud et je suis resté là pendant deux mois. J’ai sorti de là! Je ne voulais pas y aller…»

8.Quel est votre meilleur souvenir en lien avec la politique municipale?

«Ç'a été d’être capable de répondre aux jeunes familles qui sont venues s’établir à Masson-Angers! J’ai pu être capable d’outiller un peu mieux les jeunes en aidant à l’agrandissement des gymnases de certaines écoles et en améliorant les bibliothèques…»

9.Quel est votre pire souvenir en lien avec la politique municipale?

«Ce que j’ai regretté le plus, c’est la fusion! J’ai combattu jusqu’à la limite de ce qui était possible… C’est la pire chose qui a pu arriver à Masson-Angers.»

10.Votre mauvaise habitude?

«Je laisse traîner les choses… Mais le désordre est seulement apparent! Dans tout ce qui peut être est un amas, je peux trouver n’importe quoi en 15 secondes.»

11.Quel était votre rêve d’enfance?

«Je voulais être dentiste! Ç’a l’air un peu tortionnaire.» (rires)

12.Qu’est-ce qui vous met mal à l’aise?

«Je m’accommode assez facilement aux situations que je rencontre… Si ça ne fait pas mon affaire, je quitte! Quand la patience est usée, tu t’en vas… Mais, il n’y a pas de situation en particulier qui me vient en tête.»

13.Un talent que vous aimeriez avoir?

«Musicien! J’ai pris quelques leçons de piano mais je n’avais pas ce qu’il faut.»

14.Qu’est-ce qui a le plus changé en politique municipale depuis le début de votre carrière?

«Faire de la politique, c’est être capable de voir les besoins des citoyens et de concilier les ressources qui sont à ta disposition pour combler tout ça. Mais il y a bien autre chose qui s’accroche à ça… Avec la nouvelle Ville, on n'est plus capable de bien saisir les besoins de nos citoyens!»

15.Croyez-vous que Masson-Angers est sorti gagnante de la fusion de 2002?

«À certains égards, oui! À certains égards, non… Par exemple, pour la réfection des infrastructures, notre tour viendra peut-être dans 20 ou 30 ans. Maintenant, c’est global! Dans l’ensemble de Gatineau, Masson-Angers n’est pas plus important qu’un autre secteur.»

16.Si vous pouviez être téléporté immédiatement, où iriez-vous?

«Je reviens tout juste d’un voyage dans l’Ouest du pays… Et je dois dire que si je n’avais pas de responsabilités ici, je serais peut-être encore là! J’y retournerais…»

17.Est-ce que les médias sociaux ont un impact sur votre métier?

«Certainement! Je trouve un peu boiteux l’utilisation que l’on fait de Facebook ou de Twitter. Il y a des opinions qui apparaissent à l’écran du BlackBerry et de l’information, mais tout ça est jetable. Tu peux avoir une opinion maintenant et la changer dans trois jours… Je ne suis pas habitué à ça. J’aime être bien informé, poser des questions et me faire une tête! J’essaie de m’en éloigner même si c’est très efficace pour rassembler les gens.»

18.Lorsque vient le temps de vous informer, êtes vous du type «radio», «télé», «Internet» ou «journal»?

«Par ordre d’importance: télévision, journal et radio. Pour le journal, j’aime bien ma copie papier! D’ailleurs, on fabrique du papier à Masson!» (rires)

19.Qu’est-ce qui vous met les nerfs à vif?

«J’ai appris avec le temps de ne pas se prendre au sérieux. Je suis plutôt flegmatique.»

20.Nommez un homme politique qui vous a grandement marqué?

«Avec qui je suis apparenté d’ailleurs, René Lévesque! Je suis apparenté de quatre générations plus haut si on regarde mon arbre généalogique.»

21.Qu’est-ce vous reportez toujours à plus tard?

«L’entretien de mes propriétés! C’est mon rêve de m’occuper un peu plus de mes affaires lorsque j’arriverai à la retraite.»

22.Comment voyez-vous le secteur de Masson-Angers dans 10 ans?

«Actuellement, c’est un secteur qui se développe énormément. Il y a présentement huit chantiers différents de construction domiciliaire. Les jeunes familles continuent de s’établir chez-nous! J’espère qu’on va atteindre le cap des 17 000 de population. C’est un chiffre magique pour une collectivité.»

23.Quel est selon vous le meilleur moyen d’intéresser les gens à la politique?

«Aux dernières élections, quand je me suis exprimé, mes premières paroles ont été de rappeler aux gens qu’ils ont leur mot à dire au moins à tous les quatre ans. C’est décevant parce qu’à chaque élection, le taux d’électeurs décline! Même s’ils ne sont pas d’accord avec les orientations ou les décisions, les gens ont leur mot à dire et ils devraient s’impliquer un peu plus. Il y a des pays où tu es obligé de voter sinon tu as une amende…»

24.Quelle est la plainte la plus bizarre que vous ayez entendue en carrière?

«Quand la chicane pogne entre deux citoyens et qu’on me demande d’être conciliateur… Je le fais, mais je me sens de moins en moins capable de le faire! Il n’y a rien d’abracadabrant qui me revient en tête… Seule chose, les citoyens ne regardent pas quelle heure du jour il est lorsqu’ils contactent un conseiller…»

25.Croyez-vous encore que Masson-Angers aurait dû maintenir ouvertes les portes de sa dernière caserne d’incendie?

«Le schéma de couverture de risque et d’incendie a été fait et présenté… Question de facteur de risque et de sécurité, on a décidé de mettre la nouvelle caserne du côté de Buckingham… J’essaie de faire en sorte qu’il y ait une sortie d’urgence sur la rue Georges à partir de l’autoroute 50 qui pourrait être utilisée strictement par les policiers et les pompiers. Ce secteur serait mieux desservi. Dans le cas d’Angers, le temps de réponse n’est plus ce qu’il était…»

26.La meilleure qualité qu’une personne peut avoir?

«La patience.»

27.Si vous pouviez entrer dans la peau d’une célébrité l’instant d’une journée, qui choisiriez-vous de devenir?

«René Lévesque! Ceux qui l’ont remplacé n’ont jamais été capables de chausser ses souliers. C’est un gars que j’admirais!»

28.Quelle est votre devise?

«Toujours prêt!»

29.Quel est votre moment préféré de la semaine?

«Le vendredi soir…»

30.Quel est le plus grand défi professionnel auquel vous avez dû faire face?

«Ç'a été d’obtenir en 1997 les crédits pour pouvoir construire toute la station d’épuration des eaux usées pour Buckingham et Masson-Angers. Un montant de 22 M$... Ç'a été un grand défi et une grande réussite. Le maire Scullion et moi étions allés en avion tout juste avant que le ministre des Affaires municipales de l’époque, Claude Ryan, ne soit plus ministre. On a réussi à faire signer tout ça!»

31.Quelle est votre plus grande peur?

«Je n’ai pas peur de grand-chose…» (rires)

32.Pour vous, la magie c’est…

«C’est une certaine manifestation naturelle… Comme entres autres lorsque je me trouvais aux Escoumins et que pendant une nuit complète, il y a eu des aurores boréales qui ont occupé le ciel. Ça, c’était magique!»

33.Nous sommes samedi soir, vous n’avez rien de prévu. Que faites vous?

«Je prends un bon repas dans un restaurant avec un chef réputé! Pas manger beaucoup, pas manger n’importe quoi, juste avoir quelque chose de spécial dans l’assiette. Je vous avise que je suis un excellent gourmet!»

34.Qu’est-ce que vous possédez de plus précieux?

«Ma famille! Mon petit-dernier, Auguste, 4 ans et demi… C’est ce que je possède qui a la plus grande valeur.»

35.Combien d’heures dormez-vous en moyenne par nuit?

«C’est très variable… Environ 6 heures! Ce qui ne m’empêche pas de faire une sieste d’une trentaine de minutes parfois, ce qui me permet d’être en forme pour au moins quatre heures!»

36.La plus grande chanson à jamais?

«Hallelujah de Leonard Cohen!»

37.Sénateurs ou Canadien?

«Quand j’étais au collège, je prenais toujours contre l’équipe qui jouait contre le Canadien à chaque samedi… C’était pour mettre du piquant! Que Boston ait gagné cette année a fait mon affaire. J’aime aussi beaucoup Tampa Bay qui ont réussi à rassembler une bonne quantité de joueurs francophones ensemble. Mais je n’aime pas d’équipe en particulier. J’aime les beaux jeux.»

38.En trois mots, décrivez le dossier Guertin?

«Mon choix était le projet présenté par Raymond Brunet et les Olympiques… Avec la Loi 204 et l’histoire de l’amphithéâtre de Québec, on a vu qu’il existait deux poids deux mesure! Si le gouvernement l’a fait pour Québec, pourquoi pas pour Gatineau? Guertin, c’est de déception en déception…»

39.Croyez-vous qu’il y a une bonne relève pour la politique municipale en Outaouais?

«Si je regarde la façon dont les politiciens sont perçus par les gens… Même les meilleurs candidats vont y penser deux fois avant de se présenter pour se faire élire au niveau municipal. La relève doit savoir qu’il y a beaucoup à apprendre! L’expérience, ça ne s’achète pas. Il faut que les nouveaux aient le désir d’apprendre parce que c’est de plus en plus complexe…»

40.Autoroute 50 ou 148?

«Ça dépend de mon humeur. Je prends la 50 si je veux me rendre quelque part au plus vite. Sinon, la 148, c’est la nostalgie en longeant les baies. Finalement, ça dépend d’une chose: est-ce que j’ai tout mon temps?»

Organisations: Ville de Gatineau, Affaires municipales

Lieux géographiques: Secteur de Masson-Angers, Rigaud, Gatineau Facebook Buckingham Masson Québec Rue Georges Angers Escoumins Boston Tampa Bay

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