Nadeau-Dubois fait ses devoirs à l’UdO

Daniel LeBlanc
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D’un côté du pont, il y a l’Ontario avec les frais de scolarité les plus élevés au pays. De l’autre, il y a le Québec et la situation inverse. Quoi qu’il en soit, le leader Gabriel Nadeau-Dubois a voulu lancer un message bien clair lors de son passage à l’Université d’Ottawa, hier soir.

Gabriel Nadeau-DUbois

Sur la sellette depuis six mois avec le conflit étudiant qui sévit en territoire québécois, le co porte-parole de la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) a voulu souligner que cette bataille dépasse amplement les frontières de la Belle Province, où les manifestations se sont succédées à un rythme fou ce printemps.

Son discours ainsi que celui de Marianne Breton-Fontaine (Jeunesse militante) ont attiré environ 250 personnes à l’agora du pavillon universitaire Jock-Turcot.

Carrés rouges et macarons étaient omniprésents dans la salle pour ce jour 1 de la tournée de la CLASSE en sol ontarien, une initiative de la Fédération canadienne des étudiants et étudiantes. Le titre? Québec-Ontario Student Solidarity.

Le jeune militant de 22 ans, lequel a promis ces derniers jours de ne pas demeurer silencieux advenant le déclenchement d’une élection au Québec, a dit que le travail acharné avait été l’élément-clé du succès de la mobilisation étudiante, en plus de la structure et des stratégies adoptées.

«N’arrêtez pas de distribuer des dépliants, d’en parler sur les réseaux sociaux, de répandre les arguments contre la hausse des frais. Vous allez finir par convaincre un frère, un cousin, un neveu, etc. À la fin, on va se rendre compte qu’on a gagné», s’est-il exclamé avant d’avoir droit à une ovation et un tonnerre d’applaudissements.

Un arrêt dans neuf autres villes ontariennes dont Toronto et London est à l’agenda de la CLASSE, sans compter la tournée québécoise prévue jusqu’à la mi-août.

Organisations: CLASSE, Coalition large, Fédération canadienne des étudiants

Lieux géographiques: Québec, Toronto, London

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  • Al Katami
    13 juillet 2012 - 18:00

    Très mauvaise décision du gouvernement d'augmenter la charge économique de ceux qui sont le plus près de la pauvreté. Je suis d'avis que ce soit ''l'utilisateur-payeur''. Les étudiants sont formés pour servir dans la société, il me semble logique que ce soit la société qui paie pour ce gain de qualité de main d'oeuvre. Par contre, il vaut mieux baliser. C'est gratuit à la première inscription, mais plein tarif par la suite si le cours est manqué ou abandonné (restriction dans le temps pour faire le cours). Élaborer aussi les conditions de remboursement à l'étudiant dans les cas ou les étudiants ne travailleraient pas au Québec. Forfait annuel remboursable aux étudiants à l'obtention des crédits et/ou diplomes et forfait annuel remboursable aux anciens étudiants travaillant au Québec ou travaillant pour la société Québécoise. La gratuité sous ''conditions''. Pour la survie d'une société, brimer l'accès à la connaissance de la génération qui vient par des moyens économiques est tout simplement abhérant. Ne serait-ce qu'un seul étudiant empêché de poursuivre ces études pour des raisons économiques n'est pas acceptable. Les étudiants d'aujourd'hui composeront notre société de demain. Investissions dans cette jeunesse, investissons afin que cette jeunesse accède aux connaissances du monde, investissons pour se donner des experts pour régler les problèmes existants . Faire payer les étudiants va à l'encontre du développement et de l'évolution de notre société. C'est demander le beurre et l'argent du beurre. Comment ces gens au pouvoir peuvent se montrer sans honte? Quand les décisions prises vont à l'encontre de la vision d'une société autonome et évoluée, celle qui les a mis au pouvoir et qui leur a donné le mandat d'être visionnaire lors de prises de décisions.

  • Gaetan Demers
    13 juillet 2012 - 13:34

    Les Canadiens doivent respecter tout les lois Fédéral et Provincial dument voter par les deux paliers de gouvernement.

  • marcel martin
    13 juillet 2012 - 12:30

    Je crois que tous ces chefs etudiants ont enormement a nous montrer en terme d'efficacite, de tenacite et de brillance dans leurs agissements. Bravo et de grace continuez. Vous etes gages de renouveau et d'un avenir brillant pour le peuple quebecois...

  • Martin Gagnon
    13 juillet 2012 - 09:50

    Ridicule ! Non mais, ces étudiants vivent sur une autre planète. Ils n'ont aucun point de contact avec le marché du travail et la réalité des emplois. M. Nadeau-Dubois, soyez réaliste. Nous partageons les vertus dont vous faites la promotion mais le contexte économique est tout autre. Lisez-vous les journaux un tant soit peu ? Les emplois sont à la baisse, pas à la hausse ou stables. Des centaines de québécois perdent leur emploi chaque semaine. Parlez à vos voisins et connaissances qui travaillent dans la fabrication et demandez-leur, en les regardant droit dans les yeux, s'ils sont prêts à donner davantage à l'État. Non M. Nadeau-Dubois, au prix payé, l'éducation au Québec n'est pas un droit. Elle est un PRIVILÈGE ! Les vertus sont belles quand le jardin est prêt à les accueillir.

  • Nadeau Dubois, la tête dans le sable
    13 juillet 2012 - 09:27

    M. Dubois est un rêveur et vie dans son propre monde, yououoooooooooou!!! il est temps de se réveiller et de sortir la tête du sable mon grand!!!! Lors de sa tournée du québec je peux vous dire que la CLASSE ne sera pas la bienvenue dans le secteur Mauricie et centre du québec.

    • Boris Mba, porte parole étudiants de l'U.O.B
      17 juillet 2012 - 10:34

      Je suis depuis un bon moment les revendications des étudiants depuis mon pays le Gabon ou je vis. Je suis en effet étudiant à l'Université Omar Bongo, c'est la première université publique de notre pays. Nous sommes aussi en revndication depuis le mois de janvier 2012. la cause de ce soulèvement: mise en place d'un critère d'âge pour l'obtention d'allocations d'études. Ceux qui ne connaissent pas le Gabon diront que les étudiants sont pas réaliste et qu'ils devraient comprendre qu'il faut un critère d'âge pour limiter les éternels étudiants. Mais dans notre pays, l'âge moyen d'entrer au CP est de 8 ans. Ajouté à cela, les étudiants vivent dans des conditions difficiles, peu favorables au succès. Plus de 70 pourcents des étudiants gabonais sont de familles de paysans qui ne surviennent pas toujours au besoin éléments(dormir convenablement, manger et s'habiller), de plus les résidences en cité universitaire sont insuffisantes et peu adaptés aux exigences de vie actuelles. certains étudiants sont alors obligés de parcourir de milliers de kilomètres par jour pour se rendre en classe! Pour taire les evendications estudiantines, le Gouvernement gabonais joue dans les intimidations des leaders étudiants par des emprisonnements et des garde à vue au delà de la période prévue par la loi. Au moment ou j'écris ce commentaire, un leader étudiant Nicolas Ondo est enfermé à la prison centrale de LiBREVILLE (Capitale politique du Gabon). Restez ferme dasn vos revendications. Les dirigeants d'aujourd'hui doivent comprendre la jeunesse est l'avenir du monde, il faut donc investir dans cette jeunesse! Merci.