Un coup de main de Dieu pour Roch Cousineau

Antony Da Silva-Casimiro
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À la suite de deux compétitions de poker, le Gatinois Roch Cousineau est retourné chez lui avec plus de 300 000$ en poche.

Roch Cousineau

Le joueur de poker de 32 ans a terminé à la fin juin à la troisième position lors de l’événement #45 des Séries mondiales de poker dans la catégorie Omaha Hi/Low 8 or better. Lors de l’événement #58 présenté une semaine plus tard, il était bien prêt d’obtenir son premier bracelet, mais a finalement dû s’incliner face au Russe Viacheslav Zhukov.

Il a donc réussi à mettre la main sur une cagnotte de plus de 100 000$ et une autre de plus de 200 000$. Comment s’est-il rendu si loin? «Au poker, il est important de bien gérer la pression. Je gère la mienne en priant à Dieu. Prier, ça me calme automatiquement», a-t-il avoué.

Le citoyen du secteur de Gatineau n’a pas peur de le dire: la religion a une place importante dans sa vie. Lorsqu’il se trouve assis devant une table de poker, il ne prie pas pour que Dieu lui permette de gagner ou de bien se concentrer.

Il avait entre autre prié le Seigneur pour réussir à payer l’hypothèque sur sa main. Grâce aux deux lots qu’il a gagnés, il attend seulement de parler à sa conseillère financière pour l’officialiser.

Un autre avantage qu’il possède est le fait qu’il lit beaucoup sur les stratégies, en plus de compter sur un entourage qui aime et qui vit du poker. «On parle de situations qu’on a vécues et de ce qu’on a fait. Les autres donnent leurs conseils ou ce qu’ils auraient fait à notre place. Ça me permet d’avoir une vision différente et élargie.»

Le fait que le Omaha soit moins connue et populaire que le traditionnel Texas hold’em l’aide aussi à se rendre loin. De plus, il est un adepte de cette dernière sorte de poker, tandis que le Omaha est un «à-côté». Il a commencé à y jouer il y a plus de six ans de manière sérieuse et s’est concentré sur le Omaha en 2010.

Il lui arrive plus souvent de jouer des tournois majeurs en ligne. Sans tenir des chiffres et une moyenne à jour, il estime qu’il en gagne un par année.

La différence entre les deux styles de poker qu’il préconise est surtout le nombre de cartes qu’un joueur peut avoir dans sa main. Au poker traditionnel, il n’en a que deux, mais dans l’autre, il en possède le double. Ce n’est pas seulement le gagnant d’une main qui remporte le lot. La main la plus forte et la plus faible reçoivent une part égale.

Contrairement à plusieurs personnes de son entourage, le poker n’est pas son gagne-pain. Cependant, il ne demeure pas loin du poker, puisqu’il travaille comme croupier au Casino du Lac-Leamy. À deux reprises, il a failli mettre la main sur son tout premier bracelet. Cherchera-t-il à l’obtenir lors d’une prochaine compétition? «Je ne crois pas. Ma femme vient de tomber enceinte et ce sera notre premier enfant. Je ne connais pas encore comment ça sera avec un bébé. Je mets le poker en stand-by en attendant de voir comment ça va se dérouler», a-t-il conclu.

Organisations: Casino du Lac-Leamy

Lieux géographiques: Omaha, Secteur de Gatineau, Texas

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