Des patients plus impliqués avec le suivi systématique «Pas à pas»

Marie Pier
Marie Pier Lécuyer
Envoyer à un ami

Envoyer cet article à un ami.

À peine un an après son instauration, le suivi systématique des patients qui reçoivent une prothèse de hanche ou de genou «Pas à pas», au Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de Gatineau aura permis de diminuer le temps de séjour post-opératoire des patients en plus de réduire le stress lié à l’intervention.

C’est ce que soutient le chirurgien-orthopédiste Corey Richards, qui croit que les bénéfices sont bien présents pour les patients. «Les patients sont plus impliqués», précise-t-il.

Le patient Richard Liberty avait des douleurs à un genou depuis quelques années et a été opéré le 12 mars dernier. Avant son opération, plusieurs rencontres ont eu lieu et le processus a été expliqué à l’homme de 67 ans, autant pour les étapes avant, pendant et après la chirurgie. «Ça m’a rassuré et enlevé du stress», avoue-t-il.

Le docteur Corey Richards abonde dans le même sens. Selon lui, les patients vivent beaucoup de stress le jour de l’opération et la quantité d’information livrée peut se perdre. Le programme Pas à Pas permet aux patients, selon le chirurgien, d’arriver avec leur bagage de connaissances. «On m’a expliqué ce dont j’avais besoin à la maison après l’opération», explique Richard Liberty. L’équipement était d’ailleurs bien installé avant le jour J.

Bien que la date de l’opération soit pour deux ou trois mois plus tard, le patient est rencontré avant de passer sous le bistouri. Dès la première consultation, le processus se met en branle.

Que ce soit pour les équipements qui seront nécessaires lors du retour à la maison ou des rencontres avec des nutritionnistes, physiothérapeutes ou ergothérapeutes, les gens qui devront subir la chirurgie doivent passer par différentes étapes, le tout commençant par la présentation d’un DVD d’explication du programme «Pas à pas». «C’est comme un marathon qu’ils vont faire, il faut les préparer à cela», indique le Dr Richards.

Tout le processus permet au final de diminuer le séjour au centre hospitalier. Alors que la moyenne était d’environ 6,8 jours auparavant, le séjour moyen est maintenant entre 2 et 4 jours. Environ 15 % des patients, comme Richard Liberty, peuvent retourner à la maison à peine 48 heures après l’opération.

Aujourd’hui, l’homme marche sans douleur et peut continuer ses activités quotidiennes sans grande restriction. Après quelques semaines de physiothérapie, il a pu reprendre son train de vie habituel.

Certes les sports de contact et certaines autres activités peuvent être à proscrire selon le Dr Richards, étant donné que la prothèse est entièrement mécanique, mais la vie des gens revient à la normale après l’opération. Le chirurgien orthopédiste encourage d’ailleurs les patients qui subissent une telle opération à reprendre la vie le plus possible.

Rappelons que ce type de prothèse a une durée de vie d’environ 15 ans dans 95% des cas.

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5

Merci d'avoir voté

Haut de page

Commentaires

Commentaires

Derniers commentaires

  • Marc Villeneuve
    20 juillet 2012 - 07:59

    Excellent article Mme Lécuyer. Nos chirurgiens orthopédistes font un travail remarquable et ont d'ailleurs remporté un prix coup de coeur remis par le Ministre Bolduc pour le programme "Pas à Pas". Je me dois de lever ici un chapeau bien haut au Dr Henri Gaspard, instigateur du programme ainsi qu'à toute l'équipe de la clinique d'orthopédie à l'hôpital de Hull. Au nom de nos patients, bravo et merci!!