Roxanne Léveillé a trouvé le do de sa clarinette!

Patrick
Patrick Voyer
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Roxanne Léveillé est encore très jeune mais occupe la première chaise du pupitre des clarinettes de l'Orchestre symphonique de Gatineau depuis déjà deux ans.

1. Quel âge as-tu et d'où es-tu originaire?

«J'ai 25 ans et je viens d'Aylmer.»

2. À quel âge as-tu commencé à jouer?

«À 9 ans, j'ai commencé la clarinette grâce à mon père, qui est clarinettiste et chef d'orchestre. Je suis entrée au conservatoire à 13 ou 14 ans.» Roxanne a passé son concours en 2008 et continue ses études en clarinette grâce à la nouvelle formation complémentaire en musique de l'UQO.

3. Pourquoi avoir choisi cet instrument?

«Quand j'étais petite, mon père pratiquait beaucoup et faisait des concerts avec des groupes. Il jouait des solos et j'ai trouvé intéressant le son de la clarinette. Chez moi, j'ai encore une photo sur laquelle mon père me berce avec son pied tout en jouant. Il jouait super fort, mais je m'endormais au son de sa clarinette!», confie-t-elle.

4. Es-tu musicienne à temps plein?

En plus de ses études, elle donne des cours de piano et de clarinette à 30 élèves. Elle joue dans l'OSG et décroche quelques contrats d'orchestre quand elle ne joue pas en formation.

5. Qu'aimes-tu de cet instrument?

«Les possibilités et les styles qu'on peut faire. Contrairement à des instruments plus classiques, on peut faire du jazz, des klezmers, du blues, que j'aime bien, et de la musique d'orchestre! Mais j'aime le son, d'abord et avant tout.»

Elle trouve évidemment que la clarinette «au son de canard» est sous-utilisée en musique classique. «À moins d'avoir des pièces contemporaines comme Rhapsody in blue de Gershwin qu'on a faite l'automne dernier à l'OSG, dans lesquelles on peut faire entre autres des glissandos (glissement continu d'une note). J'ai eu du plaisir, mais c'est très difficile...»

6. Quelles sont les plus grands défis que t'imposes ton instrument? «Le contrôle du son, de l'intonation, parce que c'est un instrument à anche (lamelle contrôlée par les lèvres). Avec les années, on vient à produire n'importe quel son avec n'importe quelle anche, mais c'est difficile d'avoir un beau son tout le temps, avoue-t-elle. C'est très technique, il faut pratiquer tout le temps et rouler les gammes.» Une bonne clarinette peut coûter aisément 7000$ et en période de froid, l'anche doit être réchauffée avant d'être utilisée.

7. À quoi penses-tu lorsque tu joues?

Écoutez sa réponse sur la vidéo.

8. Ton plus beau souvenir musical?

«L'Orchestre national des jeunes. Quand t'arrives là-bas, tu es trois ou quatre des meilleurs au pays dans ton instrument et personne n'est meilleur qu'un autre. Ça permet d'entendre le son et la technique des autres. C'est comme un "boot camp": on se lève à 6 et on se couche à 23h, on s'adapte à différentes scènes, on a joué en Ontario, à Vancouver et en Alberta, on a eu une session d'enregistrement à l'Université McGill, ma plus belle expérience en studio…»

9. Ton concert le plus marquant?

«Y'en a beaucoup et comme je suis jeune, toutes les expériences que je vis sont marquantes. Mais je dirais la première fois que j'ai joué en tant que première clarinette de l'OSG, il y a deux ans lors du spectacle avec Alain Lefebvre. Ce fut un concert merveilleux, j'étais contente, mais hyper stressée. Ç'a été déterminant pour moi, je me suis dit que je voulais être première clarinette toute ma vie! Et si j'étais deuxième clarinette à l'OSM, ce ne serait pas grave!», dit-elle en riant. Elle partage le pupitre de l'OSG avec Nicolas Tremblay et Michel-Olivier Matte.

10. Ton œuvre préférée?

«Je ne suis pas capable d'en nommer une en particulier. J'ai entendu de beaux récitals, comme ceux d'Aaron Copland, de Mahler ou Beethoven, qui avait de superbes solos de clarinette.»

11. Ton compositeur/artiste préféré?

Nikolai Rimsky-Korsakov, notamment pour les œuvres Shéhérazade et Capriccio Espagnol.

12. Ton plus grand fantasme musical?

«Première clarinette à l'OSM!, laisse-t-elle tomber spontanément. Être à temps plein, donner des concerts à toutes les semaines, plusieurs fois par semaine.»

13. Parle-nous de l'OSG!

«Je trouve ça génial pour notre région, c'est un projet qui ne devrait jamais partir. L'OSG devrait toujours aller en augmentant, jouer plus et offrir plus de diversité au public. Présentement, c'est génial car on offre du pop et du classique, mais ce serait le fun d'avoir deux séries, une pop et une classique, et les gens pourraient choisir ce qu'ils aiment et nous, on pourrait continuer à la planche!»

«L'ambiance est super, les musiciens s'entendent bien. Ce que plusieurs artistes avec qui on a joué nous ont dit est que parfois, certains orchestres agissent un peu comme des fonctionnaires: pas de temps supplémentaire. À l'OSG, on n'est pas comme ça, on a du fun, on veut toujours en donner plus.»

14. Où vois-tu l'OSG dans dix ans?

«Au Canergie Hall!, glisse Roxanne en riant. Non, j'espère que ça va rester. On a de bons piliers. J'aimerais qu'on fasse des tournées ailleurs pour montrer ce qu'on sait faire et que ça devienne plus populaire.»

Organisations: OSG

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