Le Théâtre de l'Île s'envoie en l'air!

Patrick
Patrick Voyer
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Après La cousine Germaine et Les papillons de nuit, Mathieu Charette met en scène sa troisième comédie estivale de suite au Théâtre de l'Île, le désopilant Boeing Boeing de Marc Camoletti.

Bernard croyait que son système de maîtresses, trois hôtesses de l'air ne se croisant jamais dans son appartement de Paris, était infaillible. Jusqu'au jour où leurs horaires concordent et qu'elles débarquent… Faisant sursauter Bernard et perdre patience à sa bonne et son vieil ami Robert, qui a choisi ce moment pour le visiter et expérimenter la monogamie...

La directrice artistique Sylvie Dufour mirait le texte depuis un bout de temps, mais a dû repousser sa production pour des raisons de droits d'auteur. Le temps est maintenant venu et c'est à Mathieu Charette encore une fois que revient l'honneur d'égayer la population cet été.

«À la première lecture, j'ai ri. J'ai vu que c'était un vaudeville efficace. Mais pas à la Feydeau, y'a une folie plus contemporaine, c'est plus flyé, plus sexy. Trois belles hôtesses de l'air comme ça, c'est du bonbon pour les yeux!»

Et comme c'est un show d'été, le mot maître est: divertissement. «Dans certaines scènes, ça dérape!, confirme Mathieu. Bernard a l'air cool, mais quand ça commence à mal aller, il n'est plus cool du tout, il ne sait plus quoi faire! C'est un show de rythmiques, de divertissement, il n'y a pas de morale. En plus, on se réjouit des travers et des clichés des pays d'origine des hôtesses.»

Mathieu a choisi de situer l'action de la pièce écrite en 1960 dans une de ses époques préférées: la fin des années 60 et le début des 70. «On revivra le psychédélisme dans les choix musicaux et les costumes aux couleurs criardes!, lance Mathieu. Les années 60 avaient un esprit, une espèce de folie, une ouverture sexuelle aussi. Ça bouillonnait beaucoup, autant politiquement que culturellement.»

Trip de gang

En lisant la pièce, Mathieu a compris autre chose: que monter Boeing Boeing serait un trip de gang, un trip physique. Autant sur que derrière la scène. «Quand on s'est mis debout avec les comédiens, on est allé au plein potentiel du plaisir. Je sentais que ce serait un coup de cœur en travaillant.»

Il s'est entouré de créateurs qu'il aime bien, à part deux comédiennes qu'il découvre. «C'est le fun d'avoir une équipe habituée de travailler ensemble, comme Julie (Giroux) à la scéno, Mylène (Ménard) aux costumes, Guillaume (Houët) aux éclairages et Daniel (Laurin) aux décors. On travaille plus rapidement, on se devine, on finit les phrases de l'autre… C'est rassurant, surtout quand on fait un show d'été et qu'on a du fun. Il n'y a pas de barrières!»

Mathieu a rapidement constaté que Sasha Dominique (la bonne), Mary-Eve Fortier (l'hôtesse allemande), Dave Jenniss (Robert), Chanda Legroulx (l'hôtesse américaine), Vincent Poirier (Bernard) et Frédérique Thérien (l'hôtesse espagnole) n'avaient aucune gêne. Une bonne nouvelle pour un metteur en scène.

«Certains se sont mis à s'embrasser et à se jeter au cou de l'autre sans problème!, raconte-t-il en riant. La liberté totale dès la première répétition!»

Du 4 juillet au 25 août, du mercredi au samedi à 20h et le dimanche à 15h.

Organisations: Théâtre de l'Île

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