Un arrêt à L'Imagier pour illustrer mobilité et exil

Antony Da Silva-Casimiro
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Trois artistes présenteront l'exposition [Dé]-territorialité – mémoire des déplacements au centre d'exposition L'Imagier dans le secteur d'Aylmer.

Le vernissage de la nouvelle exposition à l'Imagier aura lieu vendredi à 18h.

Le vernissage aura lieu vendredi à 18h. La commissaire Katarzyna Basta est arrivée lundi dans la région et depuis, elle travaille à mettre sur pied l'exposition.

«Je n'ai pas encore eu le temps de visiter Gatineau. C'est ma première fois ici, mais on devrait avoir fini jeudi, donc je compte faire un petit tour et visiter les musées. Ç'a l'air sympathique comme endroit», a-t-elle déclarée lorsque rejointe au téléphone.

Il est important pour elle de prendre le temps de visiter les lieux où elle s'arrête. C'est d'ailleurs un lien direct avec l'exposition. Elle souhaitait refléter la mobilité des artistes contemporains, car «ils voyagent beaucoup et voir comment c'est perçu dans leur travail.»

En plus de choisir un sujet parlant de déplacements, les artistes qui exposeront sont tous étrangères. Lenka Novakova (République Tchèque), Gisela Restrepo (France avec des origines colombiennes) et Pavitra Wickramasinghe (Sri Lanka) ont immigré au Canada il y a quelques années et ont tous dû s'acclimater au changement de pays.

À travers leurs œuvres, elles racontent leurs propres expériences migratoires. L’exposition propose un témoignage identitaire par lequel la notion de déplacement prend un sens autant littéral que métaphorique. Partout dans le monde, les artistes, motivés par la possibilité de se perfectionner, considèrent les déplacements à l’étranger comme une étape incontournable de leur développement artistique.

Il y aura deux projections où on se servira des effets de lumières dans le milieu de la salle. Lenka raconte l’expérience migratoire qui lui a permis de prendre conscience de la complexité de la notion du chez soi.

«Pavitra aura une sculpture installée pour aller avec les ombres et la lumière.» Cette artiste a une pratique marquée par les voyages. Les souvenirs de ses séjours à l’étranger et de lieux où elle a vécu créent une mythologie personnelle. Ses interrogations artistiques concernent le sentiment d’appartenance.

Quant à Gisela, elle projettera une vidéo et une trentaine de photos sur les murs de la galerie. Elle s’intéresse aux déplacements culturels et territoriaux. L’artiste travaille sur des événements passés, issus d’un contexte familial, historique ou politique.

Toutes les œuvres seront présentées pour la première fois. «J'ai discuté avec les artistes et elles me sont arrivées avec trois positions. J'ai été agréablement surpris du résultat du travail. Avec l'espace qu'offre L'Imagier, les œuvres communiqueront entre elles. J'ai hâte de voir le résultat», a ajouté Mme Basta.

[Dé]-territorialité – mémoire des déplacements se poursuivra jusqu'au 2 décembre. Les heures d'ouvertures sont les mêmes que celles du centre d'exposition du secteur d'Aylmer: du mardi au dimanche entre 13h et 17h.

Organisations: Imagier

Lieux géographiques: Gatineau, République Tchèque, France Sri Lanka Canada Secteur d'Aylmer

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