Le grand retour de Bruno Pelletier

Julien Paquette
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Quatre ans après son dernier projet studio, après une tournée et des projets comme la comédie musicale «Les filles de Caleb», Bruno Pelletier nous revient avec son dixième album solo «Rendus là».

À 50 ans, Bruno Pelletier assume pleinement ses choix et son travail et il présente un album où il révèle des bribes de sa vie personnelle, chose qu’il fait rarement.

Pour cet album, l’artiste s’est fait une fleur en réalisant pour la première fois un de ses albums. «Je trouve que c’est comme si tu prenais une photo de moi à 50 ans, parce que c’est l’âge que j’ai. ‘‘Rendus là’’ n’est pas un bilan de vie. C’est plutôt un gars qui s’adresse à des gens, qui prend des fragments de sa vie et les met sur un album.»

Bruno Pelletier affirme que c’est la première fois qu’il se livre de façon aussi intime à son public. Il lance des fleurs au personnel médical qui a pris soin de son père avant la mort de celui-ci. Il a également écrit une chanson sur son fils qui est âgé de 21 ans. «C’est un père qui parle à son gars, mais qui est adulte lui aussi. C’est la transmission des valeurs depuis nos ancêtres, c’est lui qui est au bout de la course.»

La chanson la plus intime est probablement la pièce «Un si long chemin» dans laquelle le chanteur raconte le parcours de sa sœur qui a combattu deux cancers. «J’étais proche d’elle les deux fois. Je ne voulais pas que ça soit une chanson triste, parce qu’elle est encore là aujourd’hui et elle est plus belle que jamais. C’était important de faire une chanson sur l’espoir.»

La réaction du public vis-à-vis des thèmes aussi intimes a beaucoup surpris l’artiste qui craignait que cet album devienne «hermétique». «Ce qui est intéressant, c’est que plus tu es intime, plus ça touche de gens. Je ne m’attendais pas vraiment à ça, mais il y a des gens qui se sont reconnus là-dedans.»

Un lien particulier avec l’Outaouais

Bruno Pelletier ne s’en cache pas, il a toujours eu une relation particulière avec l’Outaouais. Il y revient souvent pour voir des amis et faire du vélo, une région propice à cette activité, selon lui. Il sera d’ailleurs de retour le 23 novembre prochain à la Salle Odyssée de la Maison de la Culture pour présenter son plus récent spectacle.

Le chanteur s’explique toujours difficilement cet amour pour l’Outaouais puisqu’il n’arrive pas à cibler un événement particulier de sa vie qui le lie à la région. «Ça s’est fait au fil des années. J’ai un public ici qui semble m’avoir adopté, un public très accueillant. Ça vient beaucoup de la Maison de la Culture et du Festival des Montgolfières qui m’ont souvent invité. Ils font bien leur travail.»

D’ailleurs, il a pu renouer avec la région dans le cadre de l’émission «Un air de famille» présentée à Radio-Canada. Il joue le rôle de coach et a récemment été jumelé à la famille Lemieux, des représentants de l’Outaouais. «Je ne dis pas ça parce que je suis dans la région, mais il y a eu une connexion intéressante avec eux. Chaque semaine, je m’attache aux familles. Pour eux, c’est un gros événement de leur vie. D’essayer de les aider à mieux le vivre, ça crée des liens rapides.»

Organisations: Maison de la Culture, Radio-Canada

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