Au bout du rouleau!

Meghann Dionne
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Il y a 23 ans, Éric Vigneault achetait son premier rouleau de papier à dessin. Ce soir, à l’Université du Québec en Outaouais (UQO), l’artiste a rempli les derniers rectangles de sa bande dessinée (BD), longue de 80 mètres.

Le dessinateur Éric Vigneault présente le résultat de ses 24 ans de travail sur Marathon, sa bande dessinée longue de 80 mètres. L’exposition commençait ce soir, à l’Espacémi  du pavillon Lucien-Brault, et se poursuivra jusqu’au 20 novembre.

Cette BD en question, il l’a nommée Marathon. « Je l’ai appelée ainsi parce qu’en regardant le rouleau, je savais que ça allait être un marathon pour se rendre au bout et je ne savais pas quand je la finirais, explique Éric Vigneault. Le premier personnage que j’ai créé, c’est Go, parce qu’on commençait. Go, c’est parti que je me suis dit! ».

C’est à temps perdu que l’artiste a poursuivi l’histoire de Go. « Je n’avais pas l’idée de publier ni rien, poursuit le diplômé en animation de l’Université Concordia. C’est le plaisir de dessiner et de faire vivre des aventures à un personnage qui évolue qui m’a motivé à terminer. Il y a des années où j’étais occupé avec l’école, la musique et le travail, mais j’ai toujours été fidèle à ma BD ».

Lorsqu’il délaissait ses esquisses pour quelque temps, Éric Vigneault s’assurait de relire l’histoire au complet afin de continuer où il était rendu. L’idée était se rafraichir la mémoire pour mieux respecter l’histoire.

« Ce n’était pas toujours évident de savoir où j’étais rendu parce qu’on évolue avec les années, dit-il. Mais je me retrouvais et je repartais ».

L’art de la BD

Marathon est le fruit d’un travail à la main. On fait d’abord le croquis au crayon de plomb pour ensuite tracer au crayon feutre. Finalement, on colore le tout au crayon de bois.

La tâche ne sera pas facile pour Éric Vigneault s’il veut publier son œuvre. Aucune page ne respecte les dimensions de la BD. Ceci dit, le dessinateur est heureux d’avoir pu profiter de l’absence de contrainte d’espace, de coupe et de fin de page.

Une exposition qui en dit long

« L’idée était de montrer, d’une part, le rouleau et ensuite, que les gens puissent lire. D’être entouré de 80 mètres de bande dessinée, c’est impressionnant pour le public et pour l’auteur. Voir que son rouleau peut combler des murs, c’est un bel accomplissement pour lui », précise le directeur de l’École multidisciplinaire de l’image de l’UQO, Sylvain Lemay.

« Au-delà de la BD, il y a la folie du parcours de vie qui m’a séduit, avoue-t-il. Ce sont 24 ans de sa vie qui sont cachés derrière ça et qui se dévoilent à travers les thèmes, à travers les préoccupations ».

Organisations: Université Concordia, École multidisciplinaire de l’image de l’UQO

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  • ÉMI Uqo
    24 octobre 2012 - 09:17

    Hier soir une page longue de 80 mètres s'est tournée à la galerie espaceÉMI de l'UQO. La planche de BD MARATHON, qui revendique le titre de plus longue planche de bande dessinée au monde dans le fameux "Livre des records Guinness", a été terminée par son auteur devant une centaine d'admirateurs enthousiastes venus vivre ce moment historique. La chaîne TVA en a fait un reportage, et Radio-Canada a diffusé l'événement en direct. Une fois de plus l'ÉMI a été au coeur de l'actualité culturelle de l'Outaouais. Jusqu'au 8 novembre la BD MARATHON est visible à l'espaceÉMI : les mercredis et jeudis de 12h à 13h et de 17h à 18h Bienvenue à tous.