Le Scap, pionnier du projet, a accepté de nous rencontrer pour démystifier cette bibitte revendicatrice.
Il est 13h. Le soleil plombe sur un autre vendredi d’été. Sur une terrasse située quelque part dans le centre-ville du secteur de Buckingham, le Scap, alias Jonathan Rainville, déguste un verre de lait. Muni d’un t-shirt bleu et de dreadlocks, il parle de hip-hop avec passion. La culture, l’histoire, l’essence du mouvement…
«Dope dans notre slang hip-hop, ça veut dire bon, clarifie d’emblée l’artiste. Si on dit que la chanson est dope, ça veut dire qu’elle est bonne. Il y avait un membre qui n’était pas down parce que le nom pouvait être associé à de la drogue. L’idée m’est finalement venue d’utiliser D’hope comme espoir.»
Le d’Hope Crew, ce sont six membres officiels: Palina, l’Éco, VHC, Love Gita, Gabam et le Scap. La composition du collectif est cependant en constante permutation. La porte est ouverte aux collaborateurs dont le cercle fluctue tel le système boursier.
«Nous sommes comme une grande famille, lance le Scap. Une chose qui est très importante pour moi est de donner la chance aux débutants. Je trouve important que les gens puissent développer leur passion. Même ceux qui ne rappent pas et qui viennent à nos shows, je leur laisse le droit de se dire membre.»
Âgé de 23 ans, l’artiste originaire du secteur de Buckingham a commencé à rapper il y a 5 ans. Alors qu’il travaillait dans un camp de jour, le Scap s’est mis à l’écriture et au hip-hop. Il a ensuite rencontré Palina qui est devenue sa très bonne amie et sa première collègue de rimes. Les autres membres du groupe se sont par la suite peu à peu greffés à la troupe au cours des années.
La colonne vertébrale du d’Hope Crew repose sur l’espoir, la paix, l’amour et le plaisir. Conscient que ses acolytes et lui ne sont pas les seuls à observer et à analyser les problèmes de la société, le Scap souhaite tout de même faire réfléchir. La recette, selon lui, est de ne pas passer par quatre chemins. Même si parfois, le ton est cru.
«Je trouve que de plus en plus, il y a des choses terribles qui se passent dans le monde, confie-t-il. Dans le groupe, nous avons des idées différentes et des langues différentes. On rappe en anglais, en français, en russe et une fois de temps en temps en espagnol. On ramène ça à ce qu’on voit comme le hip-hop original, qui était vraiment un mouvement positif.»
Des idées d’albums flottent au sein du groupe mais rien d’officiel. «Je pense que nous allons tous avoir des albums solo un jour», note l’artiste.
En attendant les projets futurs, les comparses se préparent pour samedi, où quatre membres du collectif devraient être présents. Un spectacle qui promet. Et où les micros seront en feu. «Nous avons pensé de peut-être diviser le spectacle en différents blocs, souligne le Scap. On va pouvoir faire des chansons en solo.»
Le spectacle de d’Hope Crew débutera à 20h30 le samedi 20 août au Café des Artistes de la Lièvre situé sur l’avenue de Buckingham. Le coût d’entrée pour la prestation est de 5$.




