Ce n’est pas compliqué, le CALL est devenu depuis 2009 une véritable terre d’accueil pour ce quintette de l’Outaouais qui couche sur toile musicale des sonorités mêlant folk, bluegrass, country et musique acadienne. Un style plutôt unique dans la région.
«Nos fans aiment beaucoup le café, raconte Rachel Gouin, la chanteuse, mandoliniste et guitariste du groupe. Beaucoup de nos gens viennent nous voir seulement là.»
Gilles Babin (voix et guitare), Nicolas Rodrigue (dobro, guitare), Pierre Monfils (basse) et Roch Tassé (batterie) complètent la troupe qui offre des spectacles bilingues, tout dépendamment de l’endroit où elle performe.
Avec un mélange de compositions francophones et de reprises bien sélectionnées (Daniel Lanois, Patsy Cline, Dolly Parton, Rhonda Vincent, etc.), East of Gatineau compte bien brasser de nouveau la maison du 408, avenue de Buckingham.
Rien toutefois de trop inédit dans le répertoire proposé à l’exception d’une nouvelle pièce, Les beaux samedis, qui raconte l’histoire d’un grand secret de famille, d’une aventure et d’un enfant laissé en adoption dans les années 50. Un sujet typique de la tradition bluegrass.
«On aime bien s’inspirer des thèmes de la musique bluegrass, explique Rachel. L’amour perdu, le mort, les secrets de famille… Ce sont tous des thèmes un peu sombres mais on ajoute de la musique up beat. C’est loin d’être un spectacle déprimant.»
Entre le boulot et le train-train quotidien, East of Gatineau travaille d’ailleurs sur un premier album qui pourrait paraître dans l’année à venir. Pour les non-connaisseurs, la soirée de samedi risque de donner un bon avant-goût. Le spectacle débutera à 20h30.





