«Trop» belle température pour les montgolfières!

Antony Da Silva-Casimiro
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Quand on annonce aux festivaliers que les montgolfières ne s’élèveront pas dans les airs à cause de la belle température, ils demeurent perplexes. André Boucher, directeur de vol du festival, en explique la raison.

Au total, trois envolées sur huit ont eu lieu lors du 25e FMG.

Si la majorité des événements espère avoir un ciel ensoleillé et dégagé, ce n’est pas nécessairement le cas des pilotes et des montgolfières. «Quand il fait beau comme ce week-end, on n’a peu de vents. On ne peut pas faire atterrir les montgolfières n’importe où. Il faut des champs», affirme M. Boucher.

C’est d’ailleurs le cas pour la dernière envolée. Les conditions étaient presque parfaites. Cependant, selon les estimations, les montgolfières auraient atterris dans le parc de la Gatineau, qui est entouré d’arbres. Entre les deux parcs, la zone est déclarée bâtie, donc interdite pour les atterrissages de montgolfières.

«Les gens comprennent quand ils voient le mauvais temps ou quand il n’y a pas de vents au niveau du sol. Mais il faut aussi regarder en haut et voir s’il y en a du vent et vérifier les directions», indique-t-il, spécifiant que l’organisation était satisfaite du nombre d’envolées.

Au total, les montgolfières se sont envolées à trois reprises en huit occasions (samedi et lundi matin et dimanche soir). On peut d’ailleurs ajouter trois vols captifs, ainsi que l’illumination nocturne, spectacle qui en a impressionné plus d’un, si on se fie aux dires entendus.

«Avec les conditions qu’on avait, c’était parfait pour les événements extérieurs ou pour des spectacles comme celui de ce soir, mais pas pour nous. Il faisait trop beau.»

Pour le directeur de vol, une chose importe avant tout: la sécurité. Avec les 65 montgolfières, qui ont entre trois à quatre passagers, on peut se retrouver avec plus de 300 personnes dans le ciel.

«Les gens comprennent quand ils voient le mauvais temps ou quand il n’y a pas de vents au niveau du sol. Mais il faut aussi regarder en haut et voir s’il y en a du vent et vérifier les directions» André Boucher, directeur de vol du festival

Pour décider si oui ou non, il y aura une envolée, M. Boucher ne regarde pas seulement les prévisions de Météomédia pour avoir l’heure juste. L’organisation du 25e Festival des montgolfières de Gatineau est équipée de plusieurs appareils pour déterminer la force du vent du haut des airs, et ce, sans avoir à quitter le sol.

Elle analyse les déplacements des fronts chauds et froids, puis s’informe sur la direction des vents et du plafond quelques heures avant le début de l’envolée. Des images par satellite les aident aussi à préciser les conditions.

Le directeur de vol tient à rappeler que malgré la présence de vents lors du départ de l’envolée, on doit aussi l’estimer pour l’atterrissage. Cette année, il n’y avait pas beaucoup de vents cette fin de semaine. Fait surprenant lorsqu’on sait que la région est considérée comme l’une des plus venteuses.

Les pilotes ont donné un conseil aux amateurs qui voudraient effectuer un tour en montgolfière: prenez un cerf-volant et s’il vole aisément, une montgolfière ne peut pas s’envoler.

«C’est un bon truc, mais il faut plus que ça. J’ai déjà vu des cerfs-volants volés sans qu’il y ait beaucoup de vents», a lancé André Boucher sur un ton rieur.

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  • Gérard Laliberté
    04 septembre 2012 - 10:19

    La température est une grandeur physique mesurée à l’aide d’un thermomètre. Le temps est un état de l'atmosphère. Ex Quel beau temps ! "Le temps qu'il fait sur mon pays"(G. Vigneault) «Les gens comprennent quand ils voient le mauvais temps... (André Boucher, directeur de vol du festival, a utilisé le mot juste, contrairement au titre de l'article.