Non, il ne s'agissait pas d'un poisson d'avril. Dans le cadre du volet «Salsa avec les Stars», le maire Bureau, pourtant reconnu pour sa timidité, y est allé d'un duo enlevant accompagné de Claudine Martel, co-directrice de l'école de danse GoSalsa et co-productrice de l'événement.
Derrière sa performance d'à peine 45 secondes se cachait plusieurs séances intensives de pratique. De 10 à 20 heures de pas de danse, pour être plus précis.
«Si le maire peut le faire, tout le monde peut le faire», a déclaré en riant l'animatrice de la soirée tout juste avant que le politicien ne s'amène sur la scène de l'auditorium de la polyvalente Nicolas-Gatineau avec son habit de danseur salsa.
Interrogé une fois sa prestation terminée, Marc Bureau a confié avoir rencontré son épouse Christine Gourde dans le cadre d'un cours de danse sociale il y a 33 ans. «Ç'a failli virer en divorce», a-t-il rigolé. Il a avoué avoir accepté l'invitation du comité organisateur parce qu'il se devait de donner l'exemple étant donné que Gatineau était l'une des seules grandes villes québécoises à ne pas accueillir d'événement d'envergure de salsa.
La question qui tue: y-a-t-il pris goût? Contre toutes attentes, il a par la suite lancé une invitation à ses proches réunis dans l'une des premières rangées de la salle. «Si l'une de mes filles veut continuer des cours avec son père, il n'y a pas de problème», a-t-il lancé.
Les trois autres danseurs du volet «Salsa avec les Stars» étaient la présidente du Regroupement des femmes d'affaires et professionnelles de l'Outaouais (REFAP), Rachel Leduc, l'animateur à Radio-Canada Ottawa-Gatineau, Normand Latour, ainsi que l'animatrice de radio Danielle Grégoire.
Chacun d'entre eux a fait vibrer la foule et a eu la piqûre pour ce style de danse aux origines latino-américaines. Mais ils n'ont pas tous accepté d'emblée de relever le défi. «Moi, j'ai tout de suite refusé quand on m'a demandé la première fois. Quand je vais en vacances dans le Sud et que je danse, on m'appelle Catastropha. Mais quand j'ai su que M. Bureau le faisait, je me suis dit que si le maire le faisait, c'est certain que moi aussi je pouvais», a-t-elle lancé.
«Moi, j'ai tout de suite refusé quand on m'a demandé la première fois. Quand je vais en vacances dans le Sud et que je danse, on m'appelle Catastropha. Mais quand j'ai su que M. Bureau le faisait, je me suis dit que si le maire le faisait, c'est certain que moi aussi je pouvais» - Rachel Leduc, présidente du RÉFAP
Normand Latour et Danielle Grégoire n'avaient eux aussi que de bons mots. «J'ai super aimé ça et il y a de bonnes chances qu'on me retrouve encore sur un plancher de danse», d'affirmer la première personnalité. La seconde, qui n'en était pas à ses premiers pas de salsa, a dit que ce type de danse constitue l'une des meilleures façons de faire du cardio.
De la Hollande au Mexique en passant par les États-Unis, l'Ontario et plusieurs régions de la Belle Province dont Montréal, Québec et bien sûr l'Outaouais, la soirée d'ouverture a également mis en vedette plusieurs danseurs professionnels dont le talent n'est pas discutable.
Ce Congrès international de salsa se poursuit jusqu'à dimanche à la polyvalente Nicolas-Gatineau. Divers ateliers, spectacles et soirées dansantes jusqu'aux petites heures du matin sont à l'horaire de cet événement dont le retour pour une deuxième année au printemps 2012 est quasi déjà assuré.
Une vidéo avec plusieurs extraits de performances dont celle de M. Bureau vous est présentée.




