«Je fais un essai de deux mois et demi, explique-t-il. Je reviens dans la Petite-Nation à Noël pour prendre un temps de réflexion, mais si tout va bien comme je le pense, en janvier, je vais y retourner pour y entreprendre des études en théologie pendant huit ou dix ans.»
M. Carrier éprouvait beaucoup de joie face à son départ. «Je ressens l’appel depuis déjà plusieurs années et je suis convaincu à 99, 9 % que je vais y rester pour une longue période puisque je désire ardemment être à cet endroit», précise-t-il.
Ce futur prêtre a été victime d’un accident le 28 juillet 1988 alors qu’il était âgé de 16 ans. Il se promenait en motocyclette lorsqu’il a été heurté par une voiture. C’est à ce moment qu’il est devenu handicapé.
En 1994, l’organisateur communautaire, Claude Quesnel, a demandé à M. Carrier de raconter son expérience aux jeunes dans les écoles pour le programme de sensibilisation des personnes handicapées dans les classes mis en place en 1990 par M. Quesnel.
M. Carrier a donc livré son témoignage pendant près de treize ans.
En plus de raconter son accident aux élèves, il leur donnait également des trucs pour traverser différentes épreuves. «Leur parler était un vrai tonique qui vaut beaucoup plus que de l’argent», affirme-t-il.
Il raconte aussi que son accident lui a permis d’apprendre que marcher et courir étaient agréables, mais que l’âme était aussi importante.
«La vie sur terre n’est qu’un passage pour avoir accès à l’éternité, ce qui est très long. Il faut donc prendre le temps de se préparer pour ce voyage et se forcer à être meilleur», narre-t-il.
M. Carrier a commencé à témoigner à l’école secondaire Louis-Joseph-Papineau, puis ensuite, d’autres écoles ont suivi. «Je tiens à remercier les directions d’écoles de l’école secondaire Louis-Joseph-Papineau, d’Hormisdas-Gamelin de Buckingham et de J.-M.-Robert à Saint-André-Avellin. Je remercie aussi les professeurs de ces écoles de m’avoir permis de rencontrer tous ces élèves durant toutes ces années.»
M. Carrier désire également dire un gros merci au père Richard et à Michelle Cyr ainsi qu’aux professeurs du Séminaire du Sacré-Cœur de Pointe-au-Chêne car cette année, pour la première fois, il a rencontré tous les élèves de cette école.
En plus de témoigner fréquemment dans les établissements scolaires de la région, M. Carrier s’impliquait au sein de la communauté. Il était conseiller municipal à Plaisance, administrateur du Transports adapté et collectif de Papineau et administrateur de l’Office de personnes handicapées du Québec.
Une fois ordonné prêtre, M. Carrier aimerait bien revenir dans la Petite-Nation. «Je sais que présentement, je fais un gros sacrifice, mais lorsque tu veux vraiment quelque chose, tu es prêt à le faire», indique-t-il.
Finalement, M. Carrier est convaincu que devenir prêtre lui permettra de travailler encore plus pour le bien des âmes des êtres humains.
Patric Carrier espère devenir prêtre
Le résidant de Saint-Sixte, Patric Carrier, est parti le mercredi 3 octobre dans une communauté religieuse afin de savoir si la prêtrise est bien son domaine.
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