Tout d'abord, rappelons que le taux de chômage dans la MRC Papineau se situe à près de 9%, avec un revenu médian qui se chiffrait à 20 631$ en 2005.
Avec l'exode des jeunes et le vieillissement de la population, beaucoup d'emplois seront à combler. Avec la construction d'une nouvelle infrastructure au Château Montebello et le prolongement de l'autoroute 50, l'activité économique de la MRC Papineau devrait être dynamisée, selon l'économiste d'Emploi Québec en Outaouais, Ghislain Régis Yoka. Ce dernier mentionne qu'on retrouve notamment un besoin au niveau de la transformation alimentaire (boucher), des électromécaniciens, des préposés au nettoyage et des conseillers financiers dans le secteur Papineau. La santé, la construction, la forêt et le personnel dans les commerces sont aussi des milieux où plusieurs emplois sont disponibles.
De plus, beaucoup d'emplois se libéreront avec le départ à la retraite d'une partie de la main-d'œuvre, notamment dans le domaine de l'exploitation forestière, de l'agriculture, de la santé, de l'hébergement, de la restauration, de l'administration publique, du transport et de l'entreposage et dans le milieu manufacturier. Plus spécifiquement, récemment, beaucoup d'employeurs recherchaient des gardiens de sécurité, des commis-vendeurs et des conducteurs de machine d'abattage. Dans le secteur de Buckingham et de Masson-Angers, on retrouve présentement une demande au niveau des éducatrices à la petite enfance, des enseignants au secondaire et des préposés à l'entretien. Le domaine de la construction et le personnel administratif restent également de bons choix.
Des formations se transforment en emploi
Les formations offertes par le Centre de formation professionnelle Relais de la Lièvre-Seigneurie débouchent presque assurément par un emploi.
En effet, le taux de placement du cours de mécanique industrielle de construction et d’entretien se situe à 100 %. Selon le directeur du Centre de formation, Charles Morin, les employeurs s’arrachent les diplômés. «Toutes les industries ou les petites et moyennes entreprises travaillant avec des machines recherchent cette main-d’œuvre, indique-t-il. Si une usine ferme ses portes pendant une heure à cause d’un bris mécanique, ça signifie des millions $ en perte. Les mécaniciens industriels deviennent ainsi indispensables pour leur succès.» Un groupe a commencé à suivre ces cours en janvier, et un prochain groupe débutera en août 2009. Le cours de boucherie affiche lui aussi un taux de placement de 100 $, cependant, il est difficile de recruter des élèves.
Le cours d’ébénisterie est également une valeur sûre. «Nous arrêterons le groupe du soir pour en créer deux de jours, affirme M. Morin. Jusqu’à aujourd’hui, tous les diplômés ont obtenu un emploi.» Les cours de réalisation d’aménagement paysager et d’horticulture ornementale possèdent eux aussi un taux de placement de 100 %.
En mécanique automobile, le taux de placement varie entre 80 % et 100 %. «Les chances d’occuper un emploi dépendent tout simplement du comportement et de la personnalité de l’élève, explique M. Morin. Les travaillants finissent toujours par se tailler une place dans le marché de l’emploi.» Même son de cloche pour le service de restauration. Les probabilités d’obtenir un emploi dépendent de l’individu.
Le cours de cuisine possède lui aussi un haut taux de placement. «La demande pour des cuisiniers est très grande», mentionne M. Morin. En pâtisseries, le taux de placement se chiffre à 70 %. «C’est un peu plus difficile, car on ne retrouve pas beaucoup de commerces spécialisés dans ce domaine dans la région», souligne M. Morin.
Le Centre de formation professionnelle Relais la Lièvre-Seigneurie travaille en collaboration avec Emploi-Québec pour connaître les taux de placements des métiers. «Nous voulons donner des cours qui serviront autant aux diplômés qu’aux entreprises de la région», a conclu M. Morin.




