Dressant son bilan de 2009 et parlant des projets à venir, le ministre responsable de l'Outaouais, Norm MacMillan, a mentionné ce fait à La Revue. «Ce n'est pas sur la table en ce moment. Ça ne veut pas dire qu'on rejette le projet du revers de la main par contre.»
Ça signifie toutefois que les chances de voir le projet obtenir une subvention dans le cadre de la deuxième phase du programme des infrastructures du savoir sont presque nulles. L'UQO devra donc attendre et continuer son lobbyisme auprès du gouvernement.
Rappelons que le projet de l'UQO, sur la table à dessin depuis plus de 10 ans, vise à réunir les campus Lucien-Brault et Alexandre-Taché au même endroit, sur Alexandre-Taché. Un projet évalué à 66 millions $. Ça permettrait de créer une vie étudiante et d'économiser sur le dédoublement des services, comme la cafétéria et la bibliothèque.
Du côté de l'UQO, le recteur, Jean Vaillancourt, ne s'en fait pas trop avec cette décision du gouvernement provincial. «Le gouvernement du Québec, comme tout le monde, est en train de préparer son budget et on comprend qu'il a beaucoup de choix à faire.»
Restera donc à l'UQO de convaincre le gouvernement qu'il s'agit d'un projet bénéfique pour l'Outaouais et le Québec, puisqu'il est impensable pour l'université de pouvoir faire ce projet sans une contribution de Québec. Et si de l'argent est disponible à Ottawa aussi, ce serait encore mieux pour l'UQO.
Jean Vaillancourt rappelle son intention de mener à bien son projet avant la fin de son nouveau mandat en 2014. «La consolidation de nos activités demeure notre première priorité, mentionne-t-il. Ça fait partie du plan stratégique. C'est sûr que ce serait la plus belle réalisation de ce deuxième mandat. Je suis confiant de pouvoir y arriver.»
Il ne faut cependant pas oublier, ajoute Jean Vaillancourt, que le gouvernement a déjà aidé l'UQO dans les dernières années avec le CRTL et l'agrandissement à Alexandre-Taché. «Je considère que ce sont deux étapes vers le campus consolidé», explique-t-il.
La consolidation des deux campus de l'UQO devrait permettre de réaliser la véritable cité universitaire qui est dans les propos de tout le monde de la région depuis plus d'un an. «Ça permettrait de créer une synergie au sein de l'Université», affirme Jean Vaillancourt.
Surtout que l'UQO ne serait possiblement pas le seul établissement institutionnel à profiter de cette cité universitaire. Le projet se ferait en partenariat avec d'autres établissements d'enseignement, notamment l'ÉNAP. «On veut en faire un projet mobilisateur pour plusieurs établissements d'enseignement de la région», indique M. Vaillancourt.
En ce qui concerne le futur du pavillon Lucien-Brault, dont la vente servirait à financer une partie du projet, rien ne devrait se concrétiser avant l'annonce d'un financement gouvernemental qui confirmerait la réalisation du campus consolidé.



