C'est en tout cas ce que pense le maire de Cantley, Steve Harris, poursuivi depuis 2008 pour 225 000$ par Denzil Thom et Gilles Proulx. Selon lui, le fait d'avoir demandé que la cause soit entendue dans la Vieille capitale, plutôt qu'en Outaouais, prouve que les munitions manquent aux propriétaires du DMS. Selon lui, ce serait le clou dans le cercueil des associés.
«Ils ont le potentiel pour aller à Cour suprême du Canada, mais c'est plus difficile, car je crois qu'ils font une espèce de tri; si le dossier est mal structuré, ils le rejettent du revers de la main», tranche-t-il.
Steve Harris sera du voyage, le lundi 16 février, en compagnie du porte-parole du Comité des citoyens lésés par les activités du dépotoir, Serge Galipeau. Le conseiller du district des Prés, Aimé Sabourin, se rendra à Québec pour appuyer ses concitoyens et souhaiterait que ses collègues du conseil le suivent. «C'est un dossier qui m'a toujours tenu à cœur, car mon image de Cantley n'a jamais été d'avoir de dépotoirs, mais des espaces verts, dit-il. Tout le monde a à gagner, il y aurait juste du négatif avec ce dépotoir pour n'importe quelle ville. Et je n'ai entendu personne dire qu'ils voulaient le garder ouvert, à part le promoteur bien sûr.»
À ce jour, quatre ou cinq personnes ont confirmé qu'ils iraient. Mais Steve Harris allègue que ce n'est pas évident pour tout le monde de se déplacer en plein lundi et de payer des frais d'essence et probablement d'hôtel.
Serge Galipeau souhaite évidemment que la saga qui perdure depuis quatre ans s'achève par une autre défaite des propriétaires du DMS. Il réitère son appel à la mobilisation pour que la balance penche du côté des citoyens!
«Le plus de gens on sera, le mieux c'est. Il ne faut pas oublier que ce sont des audiences publiques et que le but principal est d'avoir des citoyens dans la salle. De plus, les citoyens vont vivre avec la décision qui sera prise. Si le juge décide d'entendre l'appel, c'est qu'il renverse la décision du Tribunal administratif et de l'ancien ministre Claude Béchard. Le DMS pourrait alors rouvrir. S'ils perdent, ça prouvera que le DMS n'a pas été géré de façon convenable et que le TAQ a pris la bonne décision.»
Le juge Normand Gosselin de la Cour supérieure entendra quatre plaidoyers: ceux du comité de citoyens lésés, de la municipalité de Cantley, du ministère de l'Environnement et de l'exploitant. Compte tenu de la quantité d'informations et de documents à étudier, M. Galipeau prévoit patienter pour connaître l'issue de cette journée. «En principe, je m'attends à ce qu'il prenne la décision dans deux ou trois semaines après, car il y aura délibération.»
Advenant une défaite du DMS, Serge Galipeau serait surpris que la cause soit entendue en Cour suprême. «C'est une autre paire de manches, les délais sont longs. Et nous, on espère que ça va se régler, car on a autre chose à faire dans la vie que penser au dépotoir. Tout le monde l'espère, autant les citoyens que la municipalité, qui elle aussi a autre chose à faire.» M. Galipeau ne sait toutefois pas si la poursuite de 1,25 millions $ intentée contre lui et sa conjointe sera retirée ou non…
Il invite les gens touchés de près ou de loin à le contacter au 819 827-8728 pour organiser une façon économique de voyager jusqu'à Québec.




