Ayant été élevé dans un milieu agricole, Monseigneur Roger Ébacher connaît l'importance de l'agriculture dans la société. «En 1960, l'agriculture était un mode de vie. L'introduction de nouvelles technologies et l'industrialisation a apporté d'importants changements qui ont eu des répercussions sur les cultivateurs, la culture du sol, les élevages, l'environnement, la taille des fermes et la commercialisation. Il faut rappeler à la population à quel point vous (les agriculteurs) êtes importants», a-t-il lancé à l'occasion de sa visite de la ferme laitière Germaflo.
Germaflo fait partie de ses petites fermes qui doivent travailler fort pour rester en place à l'époque où les méga-fermes prennent de plus en plus de place, selon Mario Mongeon. «On a débuté en 1960, mon mari, Germain, et moi. On a commencé avec rien et on a grandi le tout avec les années. Mario, notre fils, et sa femme, Hélène, sont maintenant associés à la ferme. On a commencé avec 100 acres et on a maintenant 200», raconte Florence Mongeon.
Encore active au sein de l'entreprise familiale, elle laisse toutefois plus de place à son fils, Mario, et à son petit-fils, Mathieu. Son autre petit-fils pourrait suivre les traces de la famille. Son mari, Germain, est décédé il y a deux ans.
Au Québec, la population fermière est minime. «C'est 6,4% de la population rurale qui elle représente 19% de la population totale», explique Mgr Ébacher. Dans la région de l'Outaouais, 1000 fermes de tous genres sont dispersées sur le territoire. L'agriculture ne représente que 8% de l'industrie bio-alimentaire et 2% de l'industrie de la transformation alimentaire. «Les évêques appuient la prise de conscience, parce que c'est important pour nous localement, dans la région, et ailleurs au Québec», de dire l'archevêque.
L'archevêque de Gatineau a aussi rappelé qu'à l'heure de la crise alimentaire mondiale, l'importance des agriculteurs est d'autant plus grande. Il a aussi tenu mentionné le stress dans lequel peuvent vivre de nombreux fermiers. «Le stress est une préoccupation. Certains agriculteurs vivent une détresse. Il faut trouver une politique pour améliorer cela», ajoute-t-il.
Le Comité des affaires sociales de l'Assemblée des évêques catholiques du Québec (AECQ), dont fait partie M. Ébacher, a lancé un message «Fruits de la terre et du travail humain, pour un contrat social avec le monde rural», dans lequel il est mentionné l'importance de l'agriculture. On y parle notamment de l'industrialisation, des femmes en agriculture, de la relève, de la crise agricole et de la détresse psychologique.
«Il faut rappeler à la population à quel point les agriculteurs sont importants»- Mgr Ébacher
À quelques jours de la fête des travailleurs, l'archevêque de Gatineau, Roger Ébacher, s'est rendu à la ferme laitière Germaflo, dans la municipalité de Lochaber-Partie-Ouest, afin d'y rappeler le rôle essentiel de l'agriculture dans la région, mais aussi dans toute la société québécoise.
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