C’est la mission que l’organisme s’est donnée jeudi après-midi après avoir présenté les résultats de l’étude coûts/bénéfices, qui statuent une fois de plus que le Rapibus est le meilleur projet pour la région.
Un projet qui devrait nécessiter un investissement de 195 millions $ en argent 2010, si on prend le coût évalué en 2003 (150 millions $) et qu’on ajoute l’augmentation qui découle de l’indice des prix à la consommation. «Nous avons effectué l’ensemble des études techniques détaillées, a indiqué la présidente de la STO, Louise Poirier. Nous sommes maintenant en mode ‘démarche gouvernementale’.Notre mission à compter de maintenant est d’obtenir les fonds.»
Selon le scénario prévu par la STO, 25% de la facture serait payée par la ville de Gatineau et 75% par les deux ordres de gouvernement. Et la STO souhaite obtenir des réponses et un engagement concret des gouvernements rapidement. «On veut obtenir de l’argent avant les prochaines élections.»
Louise Poirier croit que les astres sont bien alignés pour mener le projet à terme. Le dossier est aussi bien étoffé pour permettre une décision rapide. «Nous avons fait nos devoirs, mentionne-t-elle. C’est un projet qui est bon pour l’environnement et la qualité de vie.»
Le Rapibus, d’une largeur d’environ 17 km, devrait comprendre 12 stations entre Lorrain dans le secteur Gatineau et Alexandre-Taché dans le secteur Hull. La STO prévoit aussi avec ces stations l’ajout de 1700 places de stationnement incitatif.
Le parcours se ferait le long de la voie ferrée, qui serait déplacée un peu pour permettre de faire deux voies et une piste cyclable. Le pont noir serait utilisé pour faire traverser les autobus, ce qui aurait un impact positif sur les autres ponts traversant la rivière, croit Louise Poirier.
Les avantages ne seront pas seulement pour les utilisateurs, ajoute la présidente. En déplaçant les rails, la STO va les changer pour des rails moins bruyants. Un mur anti-bruit est aussi prévu sur une partie du parcours, de même que le déplacement de la gare de triage. «Les gens qui vivent aux abords vont voir leur cadre de vie amélioré», affirme la directrice générale, Marie-Josée Bédard.
Si tout va comme la STO le souhaite, la construction du projet pourrait commencer dès 2008 et le service serait en opération à l’automne 2010.




