Organisé pour la première fois cette année, ce concours a été tenu partout dans la province auprès des jeunes de 18 à 35 ans et la sélection a été effectuée par la Table Jeunesse Outaouais. Dans le but de conserver une grande part de confidentialité, tout au long de l'entrevue, la jeune femme n'a pas mentionné pour le compte de quel organisme elle s'implique.
Étudiante de troisième année au baccalauréat en psychologie de l'UQO, Catherine Lajeunesse répond aux appels de gens qui sont en détresse ou pas et tente de leur apporter un certain soutien. Elle est aussi accompagnatrice des futurs bénévoles et co-formatrice au sein de l'organisme.
«Elle incarne la volonté d'entraide et l'esprit de solidarité de la jeunesse québécoise», a déclaré à son sujet le ministre responsable de la région de l'Outaouais, Benoît Pelletier, lors de l'annonce, au début juin.
Native du secteur Aylmer, la jeune femme affirme qu'on lui a préalablement dit qu'on avait soumis sa candidature, au tout début. Quelques jours avant de recevoir cet honneur, on l'a informé qu'elle était la gagnante, mais elle dit avoir cru qu'il s'agissait d'une blague.
Celle qui travaille à la boutique pour enfants Clément, dans le secteur Hull, avoue avoir beaucoup de difficulté à comprendre pourquoi on l'a choisi plutôt qu'un autre. «J'ai toujours tendance à dire que c'est normal ce que je fais, ça prouve peut-être que c'est plus important que ce que je pense», dit-elle avec un air naturel. Toutefois, la bénévole engagée depuis quatre ans croit que sa capacité d'écoute, son expérience et son implication ont pu pencher en sa faveur. «Beaucoup le font sous prétexte que ça paraît mieux dans leur curriculum vitae», déplore-t-elle, croyant qu'il faut agir comme bénévole par passion.
Catherine Lajeunesse soutient qu'en visionnant un bulletin de nouvelles, bien des sujets d'actualité peuvent la heurter droit au cœur. «Tout ce qui touche les enfants», réplique-t-elle d'ailleurs lorsqu'on lui demande ce qui la touche davantage. Selon elle, en 2007, on ne devrait pas entendre parler d'autant de violence et de pauvreté.
Elle qui mérite un stage en sol français grâce à cette distinction dit bien humblement que le bénévolat a toujours été valorisé dans sa famille. «Il ne faut pas toujours tout faire pour de l'argent», lance-t-elle.
L'étudiante, qui amorcera en septembre sa dernière année d'université, n'est pas encore certaine du type d'emploi qui l'intéresse le plus, ni si elle désire travailler auprès des adultes, des enfants ou des victimes de violence. Elle songe aussi à s'inscrire à la maîtrise dans les années à venir.
Le concours «Je prends ma place» est l'une des mesures de la Stratégie d'action jeunesse 2006-2009, qui a été annoncée par le premier ministre Jean Charest, il y a un peu plus d'un an.
Un geste tout simple: écouter les autres…
La gagnante du concours «Je prends ma place», Catherine Lajeunesse
À l'âge de 18 ans, lorsqu'elle s'est engagée bénévolement pour la première fois, la Gatinoise Catherine Lajeunesse a appris que sa mère avait été bénévole pour le même organisme une vingtaine d'années auparavant. Voici une première surprise pour elle. La deuxième, c'est qu'à l'âge de 22 ans, elle a été nommée lauréate du concours national «Je prends ma place» pour la région de l'Outaouais.
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