«Je veux poursuivre le travail entrepris par ma prédécesseure», avoue celle qui dit avoir eu le goût de se lancer dans le monde de la politique municipale car elle désire continuer son engagement civique. «En 20 ans, j'ai vu ce quartier et la ville se transformer pour le meilleur», ajoute-t-elle.
Avec sa campagne sous le thème «Écouter et agir», Mireille Apollon, membre de la Commission des arts, de la culture, des lettres et du patrimoine de la ville de Gatineau et à qui l'on a remis l'Ordre de Gatineau 2008 il y a quatre mois, pense que son expérience professionnelle la distingue de ses adversaires. «Ce bagage me profitera sûrement et me rendra plus efficace au sein du conseil municipal», dit-elle, précisant vouloir travailler en synergie avec ses collègues.
Affirmant avoir longuement consulté de nombreux citoyens du quartier afin de connaître les besoins et les problématiques, Mme Apollon soutient que l'une de ses priorités, si elle est élue, sera entre autres les infrastructures routières. Elle cite en exemple le mauvais état de la chaussée à de nombreux endroits tels des portions des boulevards de la Cité-des-Jeunes ou St-Joseph Nord. Bon nombre de résidents lui ont aussi dit que leurs terrains ont été endommagés à la suite du déneigement des rues l'hiver dernier, sans compter que plusieurs d'entre eux dénoncent la vitesse excessive sur certaines rues, et réclament donc la mise en place de mesures d'atténuation de la vitesse. Les boulevards Riel et Mont-Bleu font partie du lot.
La candidate estime également que de nombreuses structures de jeux devront être remplacées ou ont besoin d'un certain rafraîchissement, telles celles des parcs Jolicoeur et des Hautes-Plaines. Le transport en commun est une autre de ses priorités. «Avec la flambée du prix de l'essence, beaucoup de gens disent vouloir emprunter le transport en commun, mais les lignes suivent une cadence réduite en dehors des heures de pointe», dit-elle.
De plus, la dame veut rencontrer les citoyens qui résident sur la rue de l'Aviron, là où plusieurs maisons n'ont pas été achevées, en plus de voir si on ne pourrait pas ériger un parc de planche à roulettes près de l'école secondaire Mont-Bleu. «Voilà un cahier de charges bien rempli. Il ne reste qu'à le mettre en œuvre et établir les priorités», lance-t-elle pour conclure.
Interrogée à savoir si elle est satisfaite de ce que Louise Poirier a fait comme travail ces dernières années, Mme Apollon a répondu ne jamais avoir eu problèmes. «J'ai jamais eu à me plaindre de Louise Poirier. À ce qu'il paraît, elle traitait tous les dossiers qui arrivaient sur son bureau dans un délai de 24 à 48 heures. Je veux pouvoir faire la même chose», soutient-elle, précisant cependant qu'on ne peut jamais faire uniquement que des heureux dans la vie.




