C'est pourtant le cas de Carinne Collins, une élève de secondaire 5 à la polyvalente Le Carrefour. L'adolescente qui fêtera sous peu son 17e anniversaire de naissance a récemment remporté le troisième prix du Concours de rédaction du Français pour l'avenir, auquel ont participé un nombre record de personnes d'un océan à l'autre. De plus, elle est la seule Québécoise à avoir été honorée.
C'est dans la catégorie «Français langue maternelle» qu'elle a été récompensée. Son cadeau consiste en une bourse de 5000$ de l'Université d'Ottawa, assortie d'un chèque de 250$. Sous le thème «Ta cause, ta chance», l'élève a rédigé un texte d'un peu plus de deux pages sur un sujet loin d'être démodé: l'aide canadienne au pays en développement.
C'est l'enseignant en français Henri Kpotchie qui a incité Carinne à prendre part à ce concours canadien. Dès le début de l'année scolaire jusqu'au délai final pour remettre le fruit de son travail, en décembre, la jeune Gatinoise a donné le meilleur d'elle-même pour s'assurer d'impressionner le jury de ce prestigieux concours. «J'ai consacré beaucoup de temps à ce texte. J'écrivais et je faisais des recherches environ trois fois par semaine», dit-elle.
Pour l'adolescente, il était évident dès le tout début qu'elle devait traiter d'une cause comme l'aide canadienne aux pays en développement, qui lui tient beaucoup à cœur. À son avis, il faut une plus grande justice à travers le globe. «On ne donne que de l'aide directe aux pays en développement en leur envoyant de l'argent. Mais ce n'est pas simplement de ça qu'ils ont besoin. Il leur faut des chercheurs afin de trouver des solutions aux problèmes et ainsi leur permettre de devenir plus autonomes», affirme-t-elle.
De nature persévérante, Carinne est déjà admise en vue de la session d'automne à l'Université d'Ottawa. Elle est inscrite au programme d'études internationales et langues modernes, dans la Faculté des sciences sociales. Elle compte ensuite faire son entrée en droit afin d'exercer dans quelques années la profession d'avocate.
La justice et le français ne font qu'un pour Carinne Collins
Très rares sont ceux qui peuvent se vanter d'avoir une moyenne générale d'environ 97% à l'école secondaire, d'être d'ores et déjà admis à l'université ainsi que d'avoir mérité les honneurs d'un concours sur le français organisé à l'échelle canadienne.
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