La première ministre qui avait plus l'air d'une activiste qu'un chef d'état lors du printemps érable, a promis aux étudiants d'écouter leur braillage et de tout mettre sur la table incluant la soi-disant gratuité scolaire. Nous savons que c'est un leurre.
Comme dans bien d'autres dossiers Mme Marois a trompé les étudiants mais aussi les Québécois qui n'auraient manifestement pas du croire la politicienne aux casseroles et au carré rouge. La "grand-messe" péquiste ne sera que chimère. Qu'un gros show de boucane pour montrer qu'un compromis acceptable a été atteint par le gouvernement et les étudiants. Cette conclusion écrite d'avance, est déjà fausse.
La seule et véritable conclusion possible, c'est que le PQ a organisé le sommet de la capitulation. Le sommet du "à quatre pattes". Le sommet de l'étudiant roi. Le sommet du retour d'ascenseur.
Un sommet arrangé avec "le gars des vues", entre autres parce que les conclusions sont déjà connues et annoncées. Il y aura indexation très modeste, où comme Mme Marois aime le dire, il y aura un gel considérant l'augmentation du coût de la vie.
Mais ce sera un sommet bidon aussi et surtout parce que tous les sujets ne sont pas sur la table. Pas question de parler ou d'envisager la gratuité scolaire, pas question d'aborder le gel ou les hausses importantes des frais de scolarité. Même l'enjeu fondamental du financement universitaire ne sera abordé que par politesse et sur le bout des lèvres.
Pire encore, plusieurs acteurs ne seront pas assis autour de l'hôtel péquiste.
L'ASSE, soit l'Association étudiante la plus extrémiste, sera absente, tout comme les étudiants et les chercheurs qui souhaitent une hausse importante des frais de scolarité. Mais un autre groupe manquera aussi à l'appel. Un groupe nombreux mais silencieux. Un groupe essentiel lorsqu'on discute de partage de richesse, c'est-à-dire le groupe qui la crée cette richesse, soit les contribuables moyens. Vous les reconnaissez? Ces contribuables tannés de payer pour les bébés gâtés d'étudiants qui bénéficient déjà du régime universitaire le moins dispendieux en Amérique du nord, jumelé au régime de prêts et bourses excessivement généreux.
Ces contribuables qui, trop occupés à travailler pour faire vivre leur famille, n'ont pas le temps ou l'énergie de descendre dans la rue. Ces contribuables qui sont à se demander s'ils auront assez d'argent pour payer leurs impôts d'ici quelques semaines. Le problème c'est que personne ne les représentent, eux qui paieront la facture du deal du sommet. Les dindons de la farce feront simplement un chèque de plus pour envoyer pratiquement gratuitement les enfants de Guy Laliberté, de Céline Dion ou de Pierre-Karl Péladeau à l'université. Vous savez, ces contribuables qui durant la journée et demi du sommet utiliseront leurs casseroles pour préparer les repas de la semaine. Puisqu'au Québec, les deux parents doivent travailler, les casseroles du bon peuple servent à préparer de la nourriture, pas à revendiquer.
Par opportunisme et par stratégie électorale, le PQ est allé promettre mer et monde aux étudiants. Il réalise maintenant que leurs promesses non seulement ne tiennent pas la route, mais sont nuisibles pour l'avenir du Québec. À semer le vent on récolte la tempête. Dans le Québec du PQ ce sont les étudiants qui mènent. Nous, on paye...






Tellement d'accord avec vous Mme Martel. Ça me surprend que votre commentaire soit publié...