La conseillère présidait en ce mercredi matin son dernier conseil d'administration de la Société de transport du Québec (STO), position qu'elle occupait depuis maintenant près de trois ans.
Questionnée sur son avenir, Mme Poirier a indiqué que ce serait son nouvel employeur qui allait faire une annonce dans les prochains jours. «J'ai eu une belle opportunité et je l'ai acceptée», s'est-elle contentée de répondre aux nombreuses questions. Elle a par contre avoué que son nouvel emploi lui permettra de demeurer dans la région, une situation qu'elle apprécie.
«Je quitte avec le sentiment du devoir accompli et en laissant des organisations très solides», a souligné la conseillère en parlant de la STO et de la Corporation de l'aéroport Gatineau-Ottawa qu'elle a présidée pendant sept ans.
Dans ces propos, la conseillère Louise Poirier laisse entendre qu'elle tire un trait complètement sur la politique. «Dans les conférences que je donne, je parle souvent qu'en sept ans au même endroit, on a fait le tour, indique-t-elle. Ça fait neuf ans que je suis en politique.»
Elle indique avoir accepté son nouveau poste pour pouvoir continuer de progresser dans sa carrière. «Je suis une femme de défis.»
L'annonce du départ de Louise Poirier obligera Gatineau à aller en élection partielle avant le 10 décembre, puisque la loi ne permet pas d'attendre à l'élection générale s'il reste plus d'un an. Or, la prochaine élection est prévue en novembre 2009.
Cette élection pourrait coûter environ 100 000$ selon le maire Marc Bureau qui se fie sur les dépenses engendrées par l'élection partielle à la suite du décès du conseiller André Touchet. Ce sera aussi une élection manuelle.
La date officielle de l'élection n'a pas encore été choisie, mais ça pourrait être en fin octobre ou début novembre. «Ce serait bon que le nouveau conseiller puisse participer aux discussions sur le budget», a mentionné Marc Bureau.
Autre décision importante à prendre, qui remplacera Louise Poirier à la tête de la STO? Une décision devrait être prise rapidement promet le maire. «Il y a beaucoup de dossiers. Je ne pense pas que la STO peut rester longtemps sans président. Je veux le nommer rapidement pour qu'il puisse profiter du fait que Mme Poirier reste là jusqu'au 10 août pour une meilleure transition.»




