C'est ce que demande par voie de résolution la Commission scolaire des Draveurs (CSD) qui a lancé un appel à la Ville de Gatineau pour qu'il y ait concertation entre le milieu de l'éducation et le milieu municipal.
La CSD a réagi à l'ouverture d'un commerce de restauration rapide juste en bordure de la polyvalente Nicolas-Gatineau, alors que la ministre de l'Éducation et du Sport a enlevé la malbouffe des écoles l'an dernier. Elle indique que cette ouverture va à l'encontre de ce projet.
Dans sa résolution, la CSD demande que la Ville prenne en considération le travail fait dans le milieu scolaire pour développer des bonnes habitudes alimentaires quand vient le temps de donner les permis et qu'elle prenne des mesures, lors de la révision de son plan d'urbanisme, pour empêcher que d'autres restaurants du genre ou dépanneurs s'installent en bordure immédiate des écoles primaires ou secondaires.
«Ça se veut d'abord un exercice de sensibilisation, souligne le président de la CSD, Julien Croteau. Quand on parle de malbouffe, ça ne peut pas juste être du ressort de la commission scolaire. La Ville aussi peut intervenir. On veut la sensibiliser sur les particularités des zones scolaires.»
Ce dernier comprend que le permis a été donné en toute légalité dans ce dossier puisque le zonage le permettait et aussi qu'il ne peut rien faire contre les établissements déjà en place. Seule la polyvalente Le Carrefour, en face des Promenades, posait problème avant en ce qui concerne un accès à proximité à de la restauration rapide.
Si elle ne peut rien pour avant, la CSD souhaite par contre avoir un mot à dire pour après, en incitant la concertation entre les différents partenaires, et ce, même en haut lieu. Un travail de collaboration plus étroit pourrait être possible entre le ministère de l'Éducation et le ministère des Affaires municipales, entre autres, pour atteindre le même objectif.
«Il y a un besoin pour une plus grande concertation, confirme le directeur général de la CSD, François Jetté. Il faut que les gens travaillent ensemble.» La situation avait aussi été vécue dans les années passées avec la loi contre le tabac sur les terrains de l'école où l'on obligeait les jeunes à sortir des limites de l'école pour fumer, les rendant ainsi plus vulnérables à des approches pour de la drogue ou en augmentant les risques d'accident près des rues.
Si du travail de sensibilisation sera fait auprès du gouvernement, Julien Croteau entend d'abord s'occuper du travail local et voir avec la ville les solutions qui seront envisageables pour faire évoluer le dossier.




