M. Galipeau est certes outré que l'appel des propriétaires du DMS soit entendu à Québec, alors que les personnes concernées habitent l'Outaouais. «Ça aurait été logique que ça soit ici, car ça se passe ici et les gens sont au courant. Ç'a toujours été un dossier "populaire". Mais je comprends que les propriétaires aient demandé à ce que ça soit à Québec: ils ne voulaient pas d'interférence de citoyens…», glisse M. Galipeau.
Mais il désire maintenant organiser les troupes pour débarquer en grand dans la Vieille Capitale. «Comme on a vu dans le passé, les juges regardent combien il y a de gens dans la salle. On aimerait avoir le plus de gens possible, car dans ce temps-là, le dossier semble important.»
Cependant, M. Galipeau est bien conscient que ce déplacement d'une journée entraînera des frais d'essence et d'hôtel aux citoyens. En pleine crise économique en plus. Pour couper les dépenses, il suggère de faire du covoiturage!
Serge Galipeau rappelle que les démarches des propriétaires du DMS visent à convaincre le juge Normand Gosselin de la Cour supérieure que la dernière décision du Tribunal administratif du Québec est erronée. «C'est une demande de révision judiciaire: ils doivent prouver qu'il y a eu une omission grave qui annulerait la décision du TAQ», précise-t-il.
S'ils obtiennent gain de cause, le porte-parole s'attend à retourner à la case départ: «Il y aura 5, 7 ou 10 jours d'audiences avec témoins, on réentendra les témoignages…»
Toutefois, si cet énième essai des propriétaires échoue comme les autres, le futur est incertain. «Après, on ne sait pas. La dernière fois, on pensait qu'avec la décision du TAQ ce serait fini…»




