Âgé de 53 ans, M. Cannavino habite Gatineau depuis 40 ans. Marié depuis 35 ans et père de deux filles, il est surtout reconnu pour sa très décorée carrière de policier, enquêteur et chef d'équipes tactiques. Il a aussi cofondé l'Association nationale de la police professionnelle et a présidé l'Association des Policières et Policiers provinciaux du Québec. Il a enfin reçu de la Gouverneure générale, Michaëlle Jean, le titre de Commandeur de l'Ordre du mérite des corps policiers en 2007.
M. Cannavino soutient que plusieurs personnes lui ont proposé de se présenter à la mairie. Mais il a précisé qu'il n'était pas du genre à crier sur tous les toits qu'il avait des centaines d'appuis. Il veut faire les choses simplement et briser les guerres de clocher qui handicapent, selon lui, le processus de décision au conseil municipal. Il a notamment ridiculisé le projet visant à empêcher la poutine dans les arénas et déploré le manque de leadership dans le dossier du train HCW.
«Je veux provoquer un débat d'idées, rencontrer les citoyens, les responsables d'organismes, pour leur expliquer comment je vais me comporter. Le statu quo de MM. Bureau et Desjardins n'a plus sa place pour que nos jeunes, nos aînés, nos communautés ethniques, nos membres d'association sportives et culturelles, se sentent bien à Gatineau.»
Quant au conflit de travail des policiers qui perdure depuis plus de vingt mois, M. Cannavino croit avoir l'expertise nécessaire pour dénouer le conflit. Suffit selon lui de s'asseoir, écouter les besoins de chacun et s'assurer que tout le monde soit content comme dans toute négociation.
M. Cannavino ne mâche pas ses mots lorsqu'il parle de ses adversaires, Marc Bureau et Aurel Desjardins, qu'il accuse d'avoir fait "couler le bateau". «Un maire suppléant, c'est pas juste là pour faire de la figuration et aller à un p'tit cocktail, il a un rôle important. […] Si le passé se porte garant de l'avenir, je ne peux pas m'attendre à beaucoup plus que la vision qu'ils ont partagée ensemble.»
Le moyen de rafistoler le bateau est simple pour le candidat: «Prendre de bonnes décision, c'est une question de leadership. C'est aussi une façon de faire s'impliquer davantage les conseillers et conseillères, parce qu'ils voient que les dossiers débouchent. Mais si, à tout bout de champ, il y a l'intervention du maire, pas de réaction du maire suppléant, et que le dossier ne mène nulle part ou que ça tergiverse, que ça tourne en rond et recule de trois pas, ça décourage même la personne la plus motivée», a-t-il tranché.
Tony Cannavino croit qu'avec ses réalisations, son expérience et son franc-parler "légendaire", il pourra prendre le même chemin que le maire de Québec, Régis Labeaume, qui n'a jamais été conseiller avant d'être élu.




