Monique Richard, responsable du dossier de l'emploi, de la solidarité sociale et de l'itinérance, Carole Poirier, responsable de l'habitation, et Christian Ouellet, responsable du logement social et de l'itinérance au Bloc québécois, ont entendu les revendications des représentants du CRIO, Diane Tremblay et François Roy, ont visité quelques organismes tels que le Belvédère et Mon Chez Nous, et sont enfin allés manger à la Souper populaire de Hull. Ils ont vu que malgré les statistiques flamboyantes de l'Outaouais, l'itinérance est une tare qu'il faut combattre.
Comme le rappelle François Roy, tout est une question de perception; il était donc primordial que des représentants politiques de l'extérieur de la région viennent le constater. «On a encore un manque à gagner de 3 millions, peut-être même plus, du côté des organismes dédiés à la lutte à la pauvreté, on manque aussi de financement du côté du CRIO: notre seule permanente sera mise à pied en mai s'il n'arrive rien. On a demandé aujourd'hui un statut particulier pour l'Outaouais, car selon le dernier recensement dont on vient tout juste d'avoir les chiffres, malgré la remontée de l'économie, la situation de l'itinérance s'est détériorée. Pourquoi? Le salaire minimum n'a pas suivi l'indexation des logements, de sorte que 3000 ménages se retrouvent à dépenser 80% ou plus de leurs revenus pour se loger. Il y a aussi 13 000 ménages qui dépensent 30% et plus pour se loger, ce qui les rend, selon les normes de la Société canadienne d'hypothèques et de logement, éligible à un logement social», explique François Roy.
Alors que Christian Ouellet tentera d'aller chercher le plus d'argent possible dans le camp conservateur, Monique Richard et sa collègue Carole Poirier ont assuré qu'elles exigeraient que la commission parlementaire sur l'itinérance, suspendue à cause des élections cet hiver, reprenne de plus belle. «Elle doit terminer ses travaux et doit avec assez de diligence en arriver à l'élaboration d'une politique sur l'itinérance. On sait qu'on a du travail pour à faire actuellement pour décider le gouvernement Charest à élaborer une politique en itinérance, mais à notre avis c'est déterminant. On a pu partager ce point de vue avec les gens qu'on a rencontrés», a lancé Mme Richard.
Le PQ et le BQ constatent les ravages de l'itinérance en Outaouais
Le Collectif régional de lutte à l'itinérance en l'Outaouais (CRIO) a invité jeudi les responsables des dossiers touchant de près ou de loin à l'itinérance au Parti québécois et au Bloc, à venir constater que leurs incessantes requêtes sont basées sur un criant et réel problème.
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